Mercredi 9 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Le Pouzin
Vendredi 11 mai 18 heures 30 : Salle du Lac - Vernoux en Vivarais
Lundi 14 mai 18 heures 30 : Salle du conseil – Saint-Pierreville
Mercredi 16 mai 20 heures 30 : Auditorium- Le Cheylard
Lundi 21 mai 18 heures 30 : Salle Le Tissage - Les Ollières sur Eyrieux
Mardi 22 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Cruas
Jeudi 24 mai 18 heures 30 : Salle des Voutes – Saint-Martin de Valamas
Vendredi 25 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - La Voulte sur Rhône
Mardi 29 mai 20 heures 30 : Salle Le Triolet - Chomérac
Mercredi 30 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Rochemaure
Jeudi 31 mai 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil
Lundi 4 juin 18 heures 30 : Salle la Chemina – Saint-Sauveur de Montagut
Mardi 5 juin 18 heures 30 : Salle L’Oustaou - Charmes sur Rhône
Mercredi 6 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze – Privas
Jeudi 7 juin 18 heures 30 : Salle Saint-Michel – Bourg Saint-Andéol
Vendredi 8 juin 18 heures 30 : Salle de l’orangerie – Viviers
Mardi 12 juin 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil
Mercredi 13 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze - Privas
Vendredi 15 juin 18 heures 30 : Salle polyvalente - Saint Marcel d’Ardèche
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Définition: « composante spécifique de l’économie aux côtés des sphères publiques et marchandes, l’économie solidaire peut-être définie comme l’ensemble des activités économiques soumis à la volonté d’un agir démocratique où les rapports sociaux de solidarité priment sur l’intérêt individuel ou le profit matériel ; elle contribue ainsi à la démocratisation de l’économie à partir d’engagements citoyens »
Le secteur de l'économie sociale et solidaire est difficile à identifier et analyser car il est composé d'un ensemble très hétéroclite d'acteurs. Il représente cependant une part significative de notre économie, puisqu'il emploie 1 personne sur 10. L'économie sociale n'est donc pas un élément anecdotique dans notre paysage économique et social, c'est déjà une solution efficace et reconnue pour de nombreux problèmes sociaux et économiques.
Rappel historique
L'économie sociale est née au 19e siècle de la volonté que quelques utopistes, constatant les ravages du capitalisme industriel, de promouvoir la recherche de la plus-value sociale plutôt que du gain financier. Il repose sur des valeurs démocratiques: pour gérer la production et prendre les décisions au sein de l'entreprise, une personne égale une voix. Ainsi naquirent les premières coopératives, mais aussi les mutuelles ou les associations, qui aujourd'hui encore sont actives dans le domaine de la protection sociale (assurances complémentaires...), de l'agriculture, des banques, de l'éducation populaire, mais aussi du sport ou de la culture. Aujourd'hui, face à la montée des difficultés économiques, notamment liées à la mondialisation qui implique une concurrence accrue dans de nombreux secteurs économiques et une impression chez de nombreux salariés d'avoir perdu tout pouvoir de décision quand à leur instrument de travail; face à la montée des exclusions, la recherche d'un mode de production et d'échanges alternatif, plus équitable et répondant aux besoins sociaux de tous, est nécessaire.
L'Economie sociale et solidaire en France
Si, au delà des coopératives, l'ESS est un secteur économique peu connu en France, certaines grosse entreprises sont pourtant bien connues de tous: la Caisse d'Epargne, la Maif, ou encore la Croix Rouge française... L'ESS en France, ce sont 9,2% des entreprises, soit 215000 établissements dont 181732 associations, 25413 coopératives (non agricoles), 6672 mutuelles, et 1177 fondations. 72% des emplois dans le secteur de l'ESS concernent l'action sociale, les activités financières et l'assurance, l'enseignement et la santé. Il s'agit essentiellement d'emplois non-délocalisables, élément important dans le contexte actuel où la désindustrialisation et l'érosion progressive de l'appareil productif français sous la pression de la concurrence internationale dans de nombreux secteurs sont une des préoccupations majeures des français.
Les entreprises de l'ESS sont fortement ancrées dans les territoires et répondent aux besoins quotidiens et de proximité des français. Pourtant, le secteur reste mal connu, et la plupart de nos concitoyens sont incapables de citer des exemples concrets d'entreprenariat social. Donnons donc quelques exemples.
- Les entreprises d'insertion, tout en produisant de la richesse "mesurable" en termes économiques, dégagent un bénéfice social conséquent en permettant à des personnes de fait exclues du système économique de s'intégrer dans la société. La plus-value de ces entreprises va donc bien au delà de la simple dimension économique, et mérite d'être soulignée et encouragée par l'action politique. - Commerce équitable: On connaît bien le commerce équitable "Nord-Sud", qui permet aux producteurs de pays pauvres et émergents d'être justement rétribués pour leur travail et d'en vivre dignement. - Agriculture biologique : Lorsqu'un agriculteur bio diffuse moins de pesticides dans l'environnement, il contribue à un meilleur environnement pour tous. Il a donc une utilité sociale, même si celle-ci ne se traduit pas, pour lui, par un revenu supplémentaire. L'action politique devrait prendre en compte la valeur supplémentaire créés par de tels secteurs, et encourager leur développement, surtout si l'on prend en compte le fait que la consommation française de produits bios dépasse largement la production nationale, ce qui laisse une marge considérable pour développer l'agriculture biologique.
L'ESS et l'entrepreneuriat social dans le monde
L'économie sociale, ou « social business », est d'ores et déjà très développée à l'international, notamment dans le domaine de l'aide au développement (où intervienent de nombreuses ONGs) et de la lutte contre la pauvreté dans les pays émergents. Muhammad Yunus, prix nobel de la paix, est un des symboles du social Business dans le monde. Au delà de la Grameen Bank, prionière en matière de micro crédit, Yunus est à l'origine de partenariats avec de grandes entreprises telles que Danone, désireuses de fournir des services bénéficiant aux plus vulnérables sans que le but premier en soit la recherche du profit. Aujourd'hui, de nombreuses universités très côtées offrent des formations pour orienter les entrepreneurs de demain vers l'entreprenariat social. Ces programmes sont généralement plébiscités, car il répondent aux aspirations des jeunes générations. On peut donc prévoir qu'au cours des années à venir, le secteur de l'ESS se développe de manière significative, porté par des besoins économiques et sociaux (réinsertion par le travail, création de lien social, protection de l'environnement...) et des aspirations des jeunes générations (qui ont été sensibilisées à ces problématiques, notamment par la crise financière et économique dont nous sortons à peine).
Ce que dit le Parti Socialiste à ce sujet
Un pan entier de l’économie française offre des perspectives en matière de pouvoir dans l’entreprise, de partage des richesses et de conditions de travail : l’économie sociale et solidaire (ESS). Celle-ci représente déjà près de 10% de l’emploi salarié national hors agriculture et 8% des salaires en France en regroupant des statuts etdes secteurs d’activités très hétéroclites. Ces associations, coopératives, mutuelles ou fondations s’organisent démocratiquement avec l’objectif de répondre à des besoins sociaux plutôt que de faire du profit, et mettent davantage l’accent sur la rémunération du travail que sur celle du capital. Nous souhaitons encourager l’essor de l’ESS, en facilitant et en protégeant la reprise d’entreprise par les salariés sous forme de SCOP (Société Coopérative de Production) ou de SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) et en favorisant leur émergence dans les secteurs stratégiques qui doivent être mis à l’abri de toute OPA. Plus généralement, avec toutes les structures du tiers secteur, nous voulons passer d’une logique de subvention à une logique de régulation stratégique et d’investissement, par exemple en créant une fonction de banque de l’entrepreneuriat social. La crise actuelle et les remises en cause qu’elle provoque peuvent permettre à l’ESS de renaître comme l’un des piliers de notre nouveau modèle de développement. Le mouvement coopératif remet l’homme au centre de l’économie sans renoncer à la performance.
Repenser un modèle économique à bout de souffle: quelle peut être la contribution de l'ESS? (contribution personnelle de Pascal Terrasse)
Alors que, sous le poids des déficits publics accumulés depuis 30 ans et aggravés par la crise économique de 2008, l'Etat se voit de plus en plus contraint à limiter son intervention dans l'économie et ne peut plus assurer l'ensemble des fonctions essentielles qui sont les siennes, laisser des pans entiers de notre économie tomber dans le giron des marchés "autorégulés", où le travailleur est la variable d'ajustement dont on tire toujours davantage pour augmenter les profits des détenteurs du capital, n'est pas une option. La gestion purement comptable de services essentiels pour chaque citoyen (comme la santé, l'éducation, l'aide aux personnes âgées, ou l'aide à l'insertion professionnelle) n'est pas compatible avec les exigences morales qui sont les nôtres. Ces secteurs ne sauraient donc être laissés à l'abandon par l'Etat, dont la première fonction est d'assurer la cohésion sociale dans un souci permanent de justice sociale. Comment concilier les conséquences évidentes des limites de la puissance publique (contraintes budgétaires de plus en plus pesantes, obligeant à des choix difficiles et contraint le politique à établir des priorités alors que les besoins sont si nombreux) avec la nécessité de ne pas laisser la recherche du profit dicter les stratégies de développement économique dans de nombreux secteurs essentiels à la société toute entière? Comment revaloriser le travail, et améliorer le rapport de l'individu son activité? Souvent, la rétribution financière n'est pas la principale motivation des individus: le sentiment d'être utile à la société, la satisfaction d'un travail bien fait, sont tout aussi importants pour beaucoup de travailleurs. On aurait pourtant tort d'affirmer que notre Etat, parcequ'il est en faillite, n'a plus les moyens de peser sur les choix économiques qui dicteront la façon dont les générations futures vivront. Les marges de manoeuvre existent, et elles sont nombreuses. Le secteur de l'ESS est un mode alternatif de développement économique, social et sociétal, fondé sur des valeurs fortes et la dimension humaniste de l'activité économique, qui pourrait non seulement nous permettre de sortir de la crise, mais aussi de construire un nouveau modèle de développement, plus juste et plus durable, pour les années à venir. Malgré les limites de plus en plus évidentes à sa capacité d'intervention dans l'économie, l'Etat peut et doit aider l'ESS à se développer, en favorisant la création d'associations, de coopératives, ou de mutuelles qui font face à une compétition acharnée dans le cadre des marchés européens et mondiaux, mais sont souvent les seules à desservir des besoins et des marchés délaissés par les entreprises "normales" car jugés peu profitables - c'est le cas par exemple du microcrédit, qui touche une population pauvre jugée insolvable, mais qui a prouvé son potentiel immense pour créer des entreprises et permettre aux plus vulnérables de s'insérer dans la société par une activité productive. - On peut, par exemple, soutenir les structures associatives (comme JEF) qui ont d'ores et déjà fait leurs preuves en aidant les jeunes des quartiers défavorisés à créer leur entreprise. S'il n'y a pas d'intérêt économique évident à aider les plus vulnérables à accéder aux services essentiels, ou d'accompagner les jeunes sans qualification dans la création leur entreprise, ou d'appuyer les jeunes agriculteurs souhaitant s'établir dans le secteur de la production bio, soutenir ces initiatives permettrait de dégager des bénéfices sociaux considérables, qui nous aideront à construire un avenir durable, une société apaisée, qui ne perpétue par les exclusions comme le fait le système actuel qui s'appuie trop sur les principes concurrentiels imposés par le capitalisme débridé. - On peut considérer que l'accès certains services pour les plus défavorisés - l'accès à l'eau, à l'énergie, à l'électricité, la communication, ou encore au logement - pourrait être promu par la constitution de grandes entreprises de services au niveau français ou européen, dont le but premier serait la qualité de l'offre et l'égalité d'accès plutôt que la recherche du profit à tout prix bénéficiant avant tout aux actionnaires, surtout là où l'Etat détient une participation importante voire majoritaire. - Au delà des services essentiels, le développement d'entreprises industrielles à visée sociale permettrait, par un contrôle direct de l'activité de ces entreprises par les salariés, d'éviter les délocalisations. On sait en effet que les emplois dans le secteur de l'ESS sont parmi ceux qui sont le moins menacés de délocalisation. - Les acteurs de l'ESS font souvent face à des difficultés financières lorsqu'ils souhaitent développer leur activité. De nombreuses structures (celles qui ne sont pas directement soutenues par les fonds publics) se sont en effet développées avec très peu de fonds propres, et contrairement aux entreprises traditionnelles, ne sont pas en mesure de faire appel aux marchés financiers (les banques jugent souvent les activités trop risquées, à tort) ou de générer suffisamment de ressources en interne lorsqu'ils souhaitent étendre leur activité. Pour surmonter ces obstacles, l'Etat pourrait créer un fonds d'investissement dédié, destiné à procurer (aux taux d'intérêt du marché) les prêts nécessaires au développement des activités de l'ESS, et ainsi donner au secteur de l'ESS les outils propres à consolider sa structure financière. Les collectivités territoriales pourraient également contractualiser dans des conventions pluriannuelles le financement des associations (notamment pour les plus petites, qui n'ont que très peu de fonds propres), ce qui permettrait à celles ci de réduire l'incertitude liée à la reconduction annuelle des budgets des collectivités locales qui leurs sont alloués. - Dans de nombreux domaines, notamment dans la sphère sanitaire, sociale, et médico-sociale, les évolutions du cadre juridique liées notamment à la transposition des directives européennes en droit français ont modifié les relations de nombreuses associations avec les collectivités territoriales et l'Etat. Les relations traditionnelles de partenariat ont été remplacées par une logique de fourniture de prestation de service, où les associations sont mises en concurrence avec des structure privées dans le cadre d'appels à projet. Souvent, les associations sont mal préparées pour faire face à ces contraintes concurrentielles. Peut être que les pouvoirs publics devraient considérer que la valeur sociale créée par les associations au delà de la simple valeur ajoutée économique, justifie que celles ci soient privilégiées par rapport à leurs équivalents n'appartenant pas au secteur de l'ESS. Il s'agirait donc d'aller plus loin que la circulaire du Premier ministre du 18 janvier 2010, qui rappelait la nécessité d'éviter une sur-interprétation des dispositions européennes qui pourrait conduire à privilégier trop exclusivement le recours à la commande publique pour toute fourniture de services par le monde associatif et à l'abandon progressif de la formule de la subvention. La volonté politique de soutenir l'ESS doit s'exprimer clairement, au niveau de l'Etat comme des collectivités territoriales. - Il faudrait enfin que l'Europe se dote d'un statut européen pour les associations, les fondations et les mutuelles, à l'instar de ce qui existe déjà pour les coopératives. - Il faudrait soutenir le développement du microcrédit dans l'Union Européenne. - Privilégier les circuits courts du producteur au consommateur permettrait à la fois de réduire le prix des produits pour les consommateurs, d'accroître le revenu des producteurs, et de limiter la dépendance des consommateurs, pour certains produits, aux prix du pétrole qui impacte les coûts de transport, ou à la fluctuation des cours mondiaux des produits importés. Les systèmes d'échanges locaux (SEL) relèvent de la même logique. - Le concept du commerce équitable "Nord-Sud" est plébiscité par les consommateurs français. Pourtant, il n'est pas ou très peu développé au sein même des pays du Nord. Alors que pour de nombreux agriculteurs aujourd'hui, dont la qualité des produits est reconnue, il est de plus en plus difficile de vivre de leur production car ils sont soumis à des lois du marché très difficiles, pourquoi ne pas développer un commerce équitable "Nord-Nord", qui garantisse au consommateur des produits de qualité et au producteur un revenu décent, est une piste d'avenir qui mérite d'être explorée - D'autre part, de très nombreuses pistes peuvent être explorées dans le domaine environnemental, ainsi que dans le domaine culturel et sportif...
Les pistes évoquées ici ne sont que l'ébauche d'une réflexion qui est appelée à être approfondie, débattue et nourrie de contributions extérieures au fil des mois à venir. |
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