Mercredi 9 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Le Pouzin
Vendredi 11 mai 18 heures 30 : Salle du Lac - Vernoux en Vivarais
Lundi 14 mai 18 heures 30 : Salle du conseil – Saint-Pierreville
Mercredi 16 mai 20 heures 30 : Auditorium- Le Cheylard
Lundi 21 mai 18 heures 30 : Salle Le Tissage - Les Ollières sur Eyrieux
Mardi 22 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Cruas
Jeudi 24 mai 18 heures 30 : Salle des Voutes – Saint-Martin de Valamas
Vendredi 25 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - La Voulte sur Rhône
Mardi 29 mai 20 heures 30 : Salle Le Triolet - Chomérac
Mercredi 30 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Rochemaure
Jeudi 31 mai 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil
Lundi 4 juin 18 heures 30 : Salle la Chemina – Saint-Sauveur de Montagut
Mardi 5 juin 18 heures 30 : Salle L’Oustaou - Charmes sur Rhône
Mercredi 6 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze – Privas
Jeudi 7 juin 18 heures 30 : Salle Saint-Michel – Bourg Saint-Andéol
Vendredi 8 juin 18 heures 30 : Salle de l’orangerie – Viviers
Mardi 12 juin 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil
Mercredi 13 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze - Privas
Vendredi 15 juin 18 heures 30 : Salle polyvalente - Saint Marcel d’Ardèche
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Au-delà des louvoiements d'une majorité présidentielle aux prises avec une crise à laquelle elle n'a pas de réponse, son absence de stratégie économique claire a des conséquences désastreuses, qui se font sentir au coeur même de nos territoires. C’est avec la plus grande attention que je suis l’actualité économique de notre bassin de vie au quotidien. Je connais les difficultés qui sont celles des salariés de l’industrie, chefs d’entreprises luttant dans une partie inégale face à la concurrence des pays émergents, fournisseurs, commerçants et autres actifs dépendant indirectement de l’activité industrielle. Après la fermeture du site de production de GPV du bassin d'Annonay en octobre dernier, c'est le site de Bijoux GL implanté au Cheylard, ainsi qu'une autre PME familiale locale, Chomarat, qui sont menacées. Ces deux entreprises familiales, qui font rayonner le savoir faire local à l'international depuis près d'un siècle, ne sont pas seulement victimes de la concurrence étrangère, qu'elle soit Thaïlandaise ou Chinoise, ou de la crise économique sans précédent que nous traversons. Leurs difficultés sont symptomatiques de l'absence totale de politique industrielle depuis des années, alors même que la mondialisation a transformé en profondeur les règles du jeu économique, érodant les savoirs faire et les atouts qui sont les nôtres.
Depuis bien des années, nous n'avons pas su adapter notre économie à la mondialisation, pour donner à nos entreprises les armes pour lutter contre une concurrence étrangère qui n'est pas soumise aux mêmes contraintes économiques, sociales et environnementales que nous. Ne nous racontons pas d’histoire, dans cette compétition inégale, les efforts des collectivités publiques pour rendre attractif notre territoire – bien qu’essentiels – ne sauraient suffire. En Asie ou ailleurs, la main d'oeuvre est beaucoup moins chère et le restera probablement pendant les deux ou trois décennies à venir, et la croissance spectaculaire des pays émergents se fait au prix de lourds sacrifices sociaux et environnementaux notamment. Dès lors, quelles solutions pouvons-nous apporter aux femmes et aux hommes qui veulent continuer à vivre et à voir grandir leurs enfants en Ardèche ? L'Etat et les collectivités locales ont de nombreux rôles à jouer. S'il ne peut fixer les salaires, l'Etat en effet oeuvre dans les forum internationaux et à l'échelle européenne pour faire converger les normes sociales et environnementales. Il ne s'agirait pas d'abaisser notre niveau de protection sociale, mais fixer des normes commerciales plus strictes, pour ne plus accepter la concurrence déloyale de ces pays qui attirent les entreprises grâce à des salaires très bas et à l'absence de cotisations sociales. Il s'agirait non pas de soutenir artificiellement des entreprises qui ne répondent plus aux besoins de notre économie ou qui ne sont pas assez innovantes, mais anticiper et faciliter les transitions lorsqu'elles sont nécessaires, par l'accompagnement des salariés dans leur reconversion, la formation continue et l'investissement dans les projets d'avenir. Il s'agirait d'encourager et privilégier les entreprises qui réussissent, les accompagner dans la conquête des très nombreux marchés qui s'ouvrent à elles, notamment dans les pays émergents. L'Etat, via la banque publique d'investissement que propose le candidat socialiste à la présidentielle, pourrait également faire le pari d'une autre économie, fondée sur des valeurs démocratiques et plus solidaires, en soutenant l'économie sociale et solidaire, qui représente un très grand nombre d'emplois non-délocalisables dans notre économie. Les licenciements justifiés exclusivement par des critères de rentabilité immédiate doivent être davantage régulés, car leur impact humain, social et environnemental s'avère souvent beaucoup plus coûteux pour la société que ce que l'entreprise privée concernée ne peut y gagner à court terme. Quel sens y a-t-il à licencier des personnes qui, après plus de 30 ou 40 ans passés dans leur entreprise, ne retrouveront probablement pas d'emploi, alors qu'ils ont des savoir-faire de grande valeur qu'ils devraient pouvoir transmettre à la jeunesse (c'est l'objet du "contrat de génération" que propose François Hollande) ? A l'heure où les ressources énergétiques et naturelles se font de plus en plus rares, il faudra encourager la production et la distribution en circuits courts, car acheter des produits agricoles brésiliens lorsqu'on peut les trouver, au même prix ou presque, chez des producteurs locaux, n'a aucun sens. Aux drames humains qui se multiplient, l'Etat et les collectivités peuvent apporter des solutions, respectueuses à la fois de la dignité humaine, des valeurs fondamentales de solidarité, d'égalité, et de justice sociale, ainsi que du fonctionnement libre des marchés. Ce sont ces solutions que nous devons rechercher, et appliquer dès les prochaines élections. |
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