Les permanences se déroulent en Mairie.
La Voulte : le jeudi 10 janvier à 10 h
Le Cheylard : le mercredi 23 janvier à 10 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 28 janvier à 18 h
Bidon : le lundi 4 février à 18 h
Le Teil : le jeudi 14 février à 10 h
Saint-Martin-d'Ardèche : le lundi 18 février à 18 h
La Voulte : le jeudi 21 février à 10 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 11 mars à 18 h
Le Cheylard : le mercredi 13 mars à 10 h
Saint-Just-d'Ardèche : le lundi 18 mars à 18 h
Le Teil : le jeudi 21 mars à 10 h
La Voulte : le jeudi 4 avril à 10 h
Saint-Montan : le lundi 8 avril à 18 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 15 avril à 18 h
Le Cheylard : le mercredi 24 avril à 10 h
Larnas : le lundi 13 Mai à 18 h
Le Teil : le jeudi 16 mai à 10 h
Saint-Marcel-d’-Ardèche : le mardi 21 mai à 18 h - maison des services publics
La Voulte : le jeudi 30 Mai à 10 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 10 juin à 18 h
Le Cheylard : mercredi 12 juin à 10 h
Bidon : le lundi 17 juin à 18 h
Le Teil : le jeudi 27 juin à 10 h
Saint-Remèze : le lundi 1er juillet à 18 h
23 Mai |
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En raison du vieillissement de la population (3,9 millions de personnes de plus de 58 ans en 2040, contre 1,4 millions en 2011 selon l'INSEE, soit plus 300%), on estime que le nombre de personnes âgées dépendantes s'élèvera en 2040 à près d'1,2 million de personnes (contre 800000 en 2000, soit plus 50%). Si cet accroissement du nombre de personnes dépendantes est loin d'être le 'tsunami gris' souvent annoncé, puisqu'il n'est pas proportionnel aux projections d'augmentation du nombre de personnes âgées, il existe un enjeu de solvabilisation important, alors qu'aujourd'hui même l'APA est insuffisante pour faire face aux coûts de la dépendance qui ont augmenté depuis 2001, année de sa création – en témoigne le montant conséquent du reste à charge pour les familles ou le montant des tickets modérateurs acquittés par les personnes âgées restant à domicile.
La question de la prise en charge de la dépendance n'est pas nouvelle : dès 2005, un rapport de la Cour des comptes (http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport.pdf) établissait un diagnostic clair, rappelant que « la société française, comme la plupart des sociétés occidentales, va être durablement affectée par cette situation », et qu'il « s’agit d’un défi médical, social et financier encore largement sous-estimé, que seule une politique soigneusement préparée et construite peut aider à relever ». En 2007, au congrès de Versailles, Nicolas Sarkozy s'était emparé du sujet, annonçant même la création d'une cinquième branche de la sécurité sociale.
Si les projections démographiques et financières démontrent que la situation va nécessairement se dégrader à un horizon plus ou moins proche (2025, 2040, selon les études...), il faut rappeler que nous sommes aujourd'hui même confrontés à une urgence financière et sociale (j'ai parlé ailleurs de « non assistance à personne âgée en danger ») puisque les mesures existantes sont loin d'être à même de répondre à l'ensemble des besoins existants. Le taux d'encadrement des personnes dépendantes en France est l'un des plus faibles d'Europe, les associations opérant dans le secteur se trouvent pour la plupart dans une situation financière extrêmement difficile, beaucoup étant même contraintes à mettre un terme à leurs activités, et les difficultés de prise en charge sont aggravées par la fermeture de lits d'hôpitaux. Pour autant, la réforme annoncée depuis des années, appelée de leurs vœux par de nombreux élus locaux confrontés à une situation financière et humaine de plus en plus intenable, a jusqu'ici toujours été repoussée. Le constat établi aujourd'hui par l'Association des Départements de France (dont les pistes de réflexion et les propositions préliminaires ont été présentées à l'Assemblée nationale lors d'Assises de la dépendance le 20 mai 2011) recoupe largement le diagnostic établit en 2001. Celui-ci, rappelons-le, avait amené à la réforme de 2001 établissant l'APA, perçue aujourd'hui par plus de 1,2 million de personnes âgées, pour un montant global de plus de 5 milliards d'euros – compromis entre dispositif universel et ciblage social dont on savait alors qu'il s'agissait d'une solution temporaire, puisqu'il ne serait pas à même de régler l'ensemble des problèmes financiers et humains à moyen et long terme. Depuis 2001, la situation financière et sociale des personnes âgées dépendantes, de leur entourage, mais également des départements et des associations, n'a donc cessé de se dégrader, et le coût de l'inaction a cru de manière exponentielle, rendant toute réforme de plus en plus difficile. Nous nous trouvons aujourd'hui au pied du mur. Pourtant, tout indique qu'une fois encore, le gouvernement s'oriente vers une solution a minima, qui ne saura apporter des réponses à la hauteur des enjeux sociétaux majeurs auxquels nous sommes confrontés. Inutile de nous voiler la face : même si l'ensemble des données sont en notre possession, nous nous préparons, par manque de volonté politique, à une crise majeure de la vieillesse dans notre pays. Les Assises de la dépendance, organisées à l'initiative de l'ADF pour nourrir la réflexion publique en apportant des éléments s'appuyant sur des projections démographiques et financières rigoureuses, ont esquissé quelques pistes de réforme intéressantes. A ce stade, il s'agit d'une plateforme d'analyse, contenant 55 propositions, émanant d'un échelon territorial, le département, détenant des compétences avérées en matière d'organisation des mécanismes de solidarité de proximité essentiels à la cohésion sociale. Pour ne citer que quelques idées fortes qui emportent mon adhésion : d'abord, pallier l'urgence d'une situation intenable pour beaucoup de départements, d'Ehpad, et d'associations d'aide à domicile ; trouver des moyens innovants pour offrir aux personnes dépendantes des structures d'accueil adaptées, et sortir de l'alternative domicile/établissement ; refuser la création d'une cinquième branche de la sécurité sociale, qui signifierait l'effacement du département, alors que celui ci doit être le chef de file de la politique gérontologique ; un renforcement, une consolidation du rôle de la CNSA, pour en faire une véritable « caisse de l'autonomie », dont la gouvernance devrait être réorganisée pour en faciliter le pilotage ; enfin, engager une réflexion approfondie sur la fiscalité, qui viserait à la fois à trouver les 4 milliards nécessaires (rappelons ici qu'il s'agit d'un ordre de grandeur comparable à ce qu'a coûté la baisse de la TVA dans la restauration) à assurer le financement de la dépendance à l'horizon 2025, et à rétablir une parité de financement entre Etat et départements. Espérons que ces pistes seront examinées sérieusement, et ne seront pas négligées par un gouvernement, qui, on le sait bien, souhaiterait clore un débat – qui pourrait se révéler trop complexe et clivant à un an de la présidentielle – avant même de l'avoir ouvert. La réforme de la dépendance n'est pas seulement nécessaire, elle est inéluctable. La repousser encore une fois serait un renoncement à mon sens inacceptable et irresponsable, car cela reviendrait à préparer en toute connaissance de cause une crise de la vieillesse qui aurait des conséquences sociales et économiques majeures. |
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