Les permanences se déroulent en Mairie.
La Voulte : le jeudi 10 janvier à 10 h
Le Cheylard : le mercredi 23 janvier à 10 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 28 janvier à 18 h
Bidon : le lundi 4 février à 18 h
Le Teil : le jeudi 14 février à 10 h
Saint-Martin-d'Ardèche : le lundi 18 février à 18 h
La Voulte : le jeudi 21 février à 10 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 11 mars à 18 h
Le Cheylard : le mercredi 13 mars à 10 h
Saint-Just-d'Ardèche : le lundi 18 mars à 18 h
Le Teil : le jeudi 21 mars à 10 h
La Voulte : le jeudi 4 avril à 10 h
Saint-Montan : le lundi 8 avril à 18 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 15 avril à 18 h
Le Cheylard : le mercredi 24 avril à 10 h
Larnas : le lundi 13 Mai à 18 h
Le Teil : le jeudi 16 mai à 10 h
Saint-Marcel-d’-Ardèche : le mardi 21 mai à 18 h - maison des services publics
La Voulte : le jeudi 23 Mai à 10 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 10 juin à 18 h
Le Cheylard : mercredi 12 juin à 10 h
Bidon : le lundi 17 juin à 18 h
Le Teil : le jeudi 27 juin à 10 h
Saint-Remèze : le lundi 1er juillet à 18 h
21 Jui |
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C'est un sujet qui vient d'habitude occuper le devant de l'actualité au coeur de l'hivers, et en particulier au moment des fêtes de fin d'année, à la faveur de l'esprit de Noël et les conditions difficiles liées au froid. Pourtant, il a fallut que la démission de X. Emmanuelli de ses fonctions au Samu social vienne nous le rappeler, les problèmes d'hébergement d'urgence ne disparaissent pas le reste de l'année! Alors que beaucoup de français se préparent pour les congés d'été, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants font face aux pires difficultés, et sont privés des biens et services essentiels pour vivre dignement, notamment d'un logement digne de ce nom.
Si le gouvernement feint de la découvrir (et encore, lorsque l'urgence de la situation l'y oblige!) la situation n'est pas nouvelle, même si avec la crise, le nombre de personnes à la rue a augmenté. Est il encore nécessaire de rappeler à quel point elle est tragique? Comme le soulignait le collectif "les morts de la rue" en 2008, le nombre de sans abris morts dans la rue en Ile de France a augmenté de 150% entre 2006 et 2008 (moyenne d'âge 48 ans). Faute de place en foyer d'accueil, la dure réalité pour de nombreuses familles est d'être réduites à trouver pour seul refuge les urgences des hôpitaux. Et trop souvent, les hébergements d'urgence, lorsqu'ils ont des places libres, maintiennent les usagers dans une survie où ils s'enlisent, et n'apportent pas des solutions adaptées à la diversité des situations des individus en difficulté.
Comme cela a été rappelé à de nombreuses reprises, une des causes profondes de la crise de l'hebergement d'urgence est le manque de logements sociaux. C'est un problème qui ne concerne par seulement Paris: de nombreuses autres villes françaises sont concernées, et il est encore plus difficile de répondre aux problèmes des sans abris lorsqu'ils sont isolés dans des zones rurales. Sous l'effet combiné de l'interdiction de remettre les personnes à la rue et de l'insuffisance de la construction de logement social, la chaîne de l'hébergement d'urgence est bloquée et ne peut faire face aux nouvelles demandes qui apparaissent quotidiennement. Mais la crise de l'hébergement d'urgence est complexe, et ne se réduit pas au nombre de places en foyers d'accueil ou en termes de moyens alloués par l'Etat aux associations concernées. Il est d'autant plus difficile de répondre à ce phénomène que les situations des personnes concernées sont extrêmement diverses: de la mère seule avec son enfant, auchômeur jetė à la rue faute de pouvoir payer son loyer, à la personne ayant des souffrances psychiques profondes...
Cette situation dramatique a été aggravée par la politique du gouvernement actuel, qui, sous prétexte de donner la priorité à la construction de logements pour réduire les tensions sur le marché français et répondre à une forte demande (investissements par ailleurs nécessaires et légitimes), a sacrifié le budget alloué à l'hébergement d'urgence. En mai, l'Etat a annoncé une réduction des moyens alloués au secteur de l'hébergement d'urgence: le budget de 2011 va baisser de 3,3%, passant ainsi à 1,204 milliards d'euros. Comment comprendre une telle décision, alors que dans le même temps, les besoins augmentent?
Pour faire face à une situation qui est indigne de notre pays, des mesures fortes doivent être prises: - D'abord, cesser de sacrifier l'aide publique aux institutions qui accueillent les sans abris sous prétexte de consacrer les ressources à une politique du logement "de long terme". N'en déplaise au gouvernement, les gens qui vivent et meurent dans la rue ne peuvent pas attendre que le déficit de logement français soit résorbé... Il est illusoire de prétendre pouvoir résoudre en un coup de baguette magique le problème de l'hébergement d'urgence. Pour autant, de grands progrès peuvent être réalisés rapidement si l'ordre des priorités politiques est revu. - Se donner les moyens de sortir les travailleurs pauvres des hébergements d'urgence pour les placer dans des logements sociaux durables, afin de débloquer la situation du logement social et libérer des places pour les sans abris dans des lieux d'accueil adaptés. L'intermédation locative pourrait permettre des progrès substantiels, mais n'est pas suffisamment exploitée. - Ensuite, parce que le problème de la prise en charge des sans abris ne se réduit pas à une question de logement, il faut mettre en place une vraie politique de prise en charge des sans abris, adaptée à la diversité des situations. Il faut donc enfin créer un véritable service public de prise en charge des sans abris, qui mène une politique cohérente, de l'accueil à l'aide pour l'accès aux soins de ceux qui en ont besoin, impliquant l'ensemble des acteurs en contact avec le "monde de la rue" (santé, police, justice, associations...), et avec des objectifs clairs à long terme pour construire des logements et des espaces d'accueil adaptés à la diversité des situation des sans-abris. - Enfin, renforcer l'effort vers les zones où les sans abris se réfugient, et allouer davantage de moyens aux équipes des maraudes dans ces zones prioritaires. Il faut absolument se donner les moyens de pallier les carences des dispositifs de veille sociale en y consacrant les moyens suffisants, notamment dans la région parisienne où la situation est très spécifique par rapport au reste du territoire.
Au delà de la précarité et du déficit chronique de logement social et de places dans les établissements (y compris les hôpitaux psychiatriques ou les lieux traitant les addictions), l'hébergement d'urgence constitue un véritable enjeu de politique internationale. Lorsqu'il ne l'instrumentalise pas, le gouvernement feint de l'ignorer, mais les récents évènements qui ont eu lieu dans le monde arabe ont suscité des migrations vers l'Europe, qui se traduisent par la présence dans certaines villes de groupes de personnes désemparées, sans ressources et sans recours. Ces réfugiés, qui espéraient trouver en France un lieu d'accueil conforme aux valeurs qu'elle prétend défendre à l'étranger, sont ainsi contraints à survivre dans des conditions extrêmement précaires. L'accueil qui leur a été fait est indigne de notre pays. Je pense par exemple aux réfugiés de la rue Botzaris à Paris, que je suis allé rencontrer récemment et qui m'ont expliqué leurs difficultés extrêmes. J'ai d'ailleurs interpelé le gouvernement à ce sujet.
Pour l'ensemble des situations, du travailleur pauvre à la personne en demande de soins, en passant par les réfugiés politiques, la question de l'hébergement doit sortir de la logique d'urgence et d'accueil "en masse", et permettre une prise en charge individualisée, adaptée à la diversité des situations spécifiques. Si seuls des investissements massifs dans la création de logements et de lieux d'accueils adaptés pourront résoudre la crise de manière durable, on ne doit pas sacrifier les crédits alloués à l'hébergement d'urgence, car la transition vers une situation plus acceptable sera longue. Il s'agit là de conditions incontournables pour que la politique de prise en charge des sans abris atteigne son objectif ultime: rendre à tous ceux qui en ont été privé par les accidents de la vie leur dignité d'homme et de femme, et leur juste place dans notre société. |
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