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Les réunions publiques de la campagne !

Mercredi 9 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Le Pouzin

Vendredi 11 mai 18 heures 30 : Salle du Lac - Vernoux en Vivarais

Lundi 14 mai 18 heures 30 : Salle du conseil – Saint-Pierreville

Mercredi 16 mai 20 heures 30 : Auditorium- Le Cheylard

Lundi 21 mai 18 heures 30 : Salle Le Tissage - Les Ollières sur Eyrieux

Mardi 22 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Cruas

Jeudi 24 mai 18 heures 30 : Salle des Voutes – Saint-Martin de Valamas

Vendredi 25 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - La Voulte sur Rhône

Mardi 29 mai 20 heures 30 : Salle Le Triolet - Chomérac

Mercredi 30 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Rochemaure

Jeudi 31 mai 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil

Lundi 4 juin 18 heures 30 : Salle la Chemina – Saint-Sauveur de Montagut

Mardi 5 juin 18 heures 30 : Salle L’Oustaou - Charmes sur Rhône

Mercredi 6 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze – Privas

Jeudi 7 juin 18 heures 30 : Salle Saint-Michel – Bourg Saint-Andéol

Vendredi 8 juin 18 heures 30 : Salle de l’orangerie – Viviers

Mardi 12 juin 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil

Mercredi 13 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze - Privas

Vendredi 15 juin 18 heures 30 : Salle polyvalente - Saint Marcel d’Ardèche

 

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Nov

Nucléaire : l'instrumentalisation électoraliste du gouvernement. PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Pascal Terrasse   

L'Etat, actionnaire majoritaire d'AREVA, joue un rôle de premier plan pour fixer les priorités de ce fleuron de notre secteur nucléaire. Or, bien que la catastrophe de Fukushima ait contraint le gouvernement à insister sur le respect des plus hauts standards de sûreté, force est de constater que la nécessité de restaurer la rentabilité du groupe pour lui permettre de financer ses projets de développement a été et reste, de fait, la priorité absolue du gouvernement.

Parmi les grandes orientations données par le gouvernement au Conseil de surveillance d'AREVA, la recherche de rentabilité financière tient une place outrageusement disproportionnée au regard des risques conséquents du secteur, et de enjeux majeurs qui engagent l'indépendance énergétique de notre pays. 

Ainsi, le gouvernement demande à AREVA de retrouver le plus rapidement possible une marge opérationnelle à deux chiffres, ou encore de promouvoir la transparence vis-à-vis des actionnaires... Il s'agit là d'objectifs explicites qui ne visent pas seulement à donner à cette entreprise les moyens d'investir et se développer, mais qui ont aussi et surtout pour objectif explicite "créer de la valeur pour les actionnaires du groupe". 

Force est de constater que l'ensemble des objectifs fixés par le gouvernement ne répondent, en dernier ressort, qu'à une seule exigence : celle des actionnaires.  Notons au passage qu'au regard des priorités affichées par le gouvernement, on comprend mieux l'éviction récente de Mme Lauvergeon, qui privilégiait le développement équilibré du groupe à long terme à la rentabilité financière immédiate pour les actionnaires. 

Or, le premier rôle de la puissance publique est bien évidemment de veiller à l'avenir de cette entreprise et des nombreux acteurs périphériques, notamment les sous-traitants, qui en dépendent. Mais il est aussi en devoir de veiller au respect d'autres critères dont les actionnaires font généralement peu de cas, au premier titre desquels l'emploi, la sûreté des installations, le respect de l'environnement et de la santé des travailleurs du secteur.

L'opposition a le mérite d'engager une réflexion détachée des passions et des calculs politiciens l'avenir d'une filière énergétique de grande importance et la préservation de l'indépendance énergétique de notre pays. Mais de quel droit le gouvernement vient-il nous donner des leçons de responsabilité et de crédibilité, alors qu'il assume lui-même clairement des orientations qui sacrifient la sûreté et la nécessité d'une transition énergétique dans des délais réalistes à la recherche de rentabilité financière ? 

L'accord EELV/PS est loin de la négociation précipitée et des petits calculs politiciens et électoraux que l'on dénonce ici et là. L'accord conclu a deux mérites : d'abord, le courage d'assumer les désaccords entre les deux formations politiques, et de dépasser les positions idéologiques et les affrontements purement sectaires. Ensuite, celui d'engager notre pays dans une transition énergétique nécessaire et inéluctable. Cette transition, certes, comporte sa part d'incertitude, et les difficultés quant à la préservation de l'emploi et au développement d'énergies alternatives ne doivent pas être négligées. Mais le courage politique est bien du côté de ceux qui osent dire que la transition, malgré les incertitudes qu'elle comporte, est bien moins risquée qu'une fuite en avant dans la politique du tout nucléaire, que nul pays n'envisage désormais plus comme horizon indépassable. 

Le gouvernement passe sous silence ce que seront ses décisions quand les installations devenues obsolètes arriveront au terme de leur durée de vie : va-t-il en allonger la durée de vie, au risque d'atteindre à la sûreté des personnes et de l'environnement ? Va-t-il les fermer, comme le propose le PS et EELV ? Si oui, va-t-il en construire de nouvelles, avec les coûts et les risques colossaux qui sont associés à ces décisions ? Dans ce cas, quand le gouvernement envisagerait-il d'engager la transition énergétique qu'il juge lui-même inéluctable ? Tout cela n'est pas sérieux, on le voit bien. Le chantage à l'emploi, surtout en période de crise économique majeure, est trop facile. 

Si un bord politique tient, sur la question du nucléaire, une position purement idéologique et démagogique, c'est bien la majorité présidentielle : capitalisme libéral et recherche de rentabilité immédiate à outrance d'une part, et refus de dire la vérité aux Français sur l'avenir énergétique de notre pays, en érigeant le nucléaire en symbole d'une indépendance que nous avons depuis longtemps perdue... Cette perte d'indépendance n'est pas confinée au domaine énergétique, elle est d'ores et déjà réelle sur le plan financier : la situation de nos comptes publics et sociaux en atteste.


Nucléaire : l'instrumentalisation électoraliste du gouvernement.
 
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