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Mardi 12 juin 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil

Mercredi 13 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze - Privas

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23

Fév

Mourir dans la dignité doit devenir un droit fondamental ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Pascal Terrasse   

 

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La question de la fin de vie est tout à la fois une question politique, philosophique et de société. Elle renvoie aux questionnements les plus profonds de l’humanité. Chacun l’aborde donc avec son parcours, son histoire et ses convictions. C’est ce qui la rend tout à la fois passionnante mais si difficile à légiférer.

Pour autant, la législation ne peut se tenir à l’écart. Elle doit prendre en compte cette question. A quel moment la vie doit s'arrêter, qui doit l'arrêter ?

Aujourd’hui, je suis persuadé que mourir dans la dignité doit devenir un droit fondamental. Je crois aussi que nos concitoyens l’attendent également.

François Hollande l’a d’ailleurs annoncé dans ses propositions. « Toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. »

Les conditions de cette pratique doivent être parfaitement définies. Depuis une proposition de loi que j’avais cosignée en 2009, nous en avons identifié quatre principales :

-          L’obligation de consulter au moins quatre médecins pour établir précisément l’état du malade, ainsi que le caractère libre et éclairé de sa demande.

-          La Possibilité d’exprimer son souhait dans des directives anticipées.

-          La création d’une clause de conscience que tout médecin dispose du droit de refuser son concours.

-          La mise en place d’une commission régionale pour contrôler à posteriori le respect de toutes les conditions légales.

Gardons nous des slogans. Il nous faut être mesurés et précis.

Cette question de la fin de vie ne peut être séparée de celle du développement des soins palliatifs. Le traitement et la prise en charge de la douleur chez les patients sont une priorité. Il nous faut continuer de les développer.

C’est d’ailleurs ce que vous venons de faire en Ardèche en inaugurant récemment un équipement unique en son genre, une maison de fin de vie. Il n’en existe que trois en France. Cet établissement accueille ainsi en permanence 14 personnes pour qui il n’existe plus d’autres solutions que des soins palliatifs. Cet accueil peut se faire soit de façon temporaire pour soulager les aidants soit pour les accompagner jusqu’aux derniers instants.

C’est également le sens de la politique d’humanisation que nous menons dans tous les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes. Nous faisons de l’accompagnement, de la prise en charge de la douleur physique mais aussi morale de la personne âgée accueillie notre priorité.

Développer les soins palliatifs c’est également toujours mieux former le personnel médical.

La question n’est donc pas l’un ou l’autre mais l’un et l’autre. Il ne faut pas les opposer. La loi doit permettre, suivant la situation et les convictions de chacun, de pouvoir finir sa vie en souffrant le moins possible.

En encadrant par la loi l’aide active à mourir, François Hollande veut soulager les malades dont les douleurs sont rebelles à toutes les sédations et déculpabiliser les médecins laissés seuls face aux patients  

Le législateur ne peut pas fuir sa responsabilité et se défausser sur le corps médical.

En créant ce nouveau droit, c’est davantage de fraternité face à la fin de vie, en permettant à ceux qui souffrent "mille morts", d’obtenir qu’il y soit mis fin.

C’est également davantage d’égalité car il est choquant et injuste que la fin de vie dépende du degré de fortune et des relations de chacun, voire du hasard des pratiques hospitalières.

C’est enfin davantage de liberté par une nouvelle avancée du droit.

Cette question de la fin de vie, du droit de mourir dans la dignité est une question d’humanité.


Mourir dans la dignité doit devenir un droit fondamental !
 
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