Les permanences se déroulent en Mairie.
La Voulte : le jeudi 10 janvier à 10 h
Le Cheylard : le mercredi 23 janvier à 10 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 28 janvier à 18 h
Bidon : le lundi 4 février à 18 h
Le Teil : le jeudi 14 février à 10 h
Saint-Martin-d'Ardèche : le lundi 18 février à 18 h
La Voulte : le jeudi 21 février à 10 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 11 mars à 18 h
Le Cheylard : le mercredi 13 mars à 10 h
Saint-Just-d'Ardèche : le lundi 18 mars à 18 h
Le Teil : le jeudi 21 mars à 10 h
La Voulte : le jeudi 4 avril à 10 h
Saint-Montan : le lundi 8 avril à 18 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 15 avril à 18 h
Le Cheylard : le mercredi 24 avril à 10 h
Larnas : le lundi 13 Mai à 18 h
Le Teil : le jeudi 16 mai à 10 h
Saint-Marcel-d’-Ardèche : le mardi 21 mai à 18 h - maison des services publics
La Voulte : le jeudi 30 Mai à 10 h
Bourg-Saint-Andéol : le lundi 10 juin à 18 h
Le Cheylard : mercredi 12 juin à 10 h
Bidon : le lundi 17 juin à 18 h
Le Teil : le jeudi 27 juin à 10 h
Saint-Remèze : le lundi 1er juillet à 18 h
23 Jui |
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Le Parti socialiste, par la voix de Daniel Vaillant, vient de remettre sur la table la question de la légalisation du cannabis. Ce débat de société, par ses aspects idéologiques, juridiques, sociaux et économiques, revient régulièrement au coeur des débats politiques dans notre pays. Pourtant, force est de constater que la ligne suivie en matière de répression de la consommation de drogues n'a pas beaucoup changé depuis des décennies. Pendant ce temps, le problème du trafic, de l'insécurité, et des conséquences de la drogue sur la santé de nos concitoyens, n'ont fait qu'empirer. L'opportunité de l'année électorale qui s'ouvre doit être saisie pour proposer un véritable changement de paradigme. Il est urgent de faire le bilan des échecs passés en matière de politique de santé et de répression de la consommation de cannabis.
Précisons, avant toute chose, que la "légalisation" n'est pas équivalente à une "dépénalisation": alors que la seconde consiste à retirer à l'usage ou à la détention de cannabis son caractère pénal, la première revient à encadrer la production et la distribution de cannabis, tout en levant l'interdit de son usage. En attaquant la dépénalisation dans la tribune publiée par Le Monde la semaine dernière, Claude Guéant se trompe donc de cible...
Les opposants à la légalisation du cannabis, au sein même de notre parti, font valoir des arguments de poids qu'il ne faut pas négliger. Ainsi, Manuel Valls considère que la légalisation constituerait "une défaite pour les valeurs de la gauche et pour l'autorité républicaine". Les derniers sondages d'opinion on montré que la majorité des Français est plutôt réticente à une mesure qui pourrait être avant tout interprétée comme un renoncement des politiques de lutte contre l'addiction et les trafics. Toutefois, à ces arguments légitimes qui tiennent le haut du pavé depuis de nombreuses années, on pourrait opposer un pragmatisme qui viserait, face à l'échec des politiques préventives et répressives menées depuis des décennies, à s'orienter résolument vers un nouveau paradigme des politiques de sécurité et de santé publique. Commençons par cerner l'ampleur du phénomène, dans son aspect économique, social, et ses implications en matière pénale (notamment sur la surpopulation carcérale et l'engorgement du système judiciaire).
Face à l'ampleur du problème, une approche pragmatique et responsable, qui ne nie ni les valeurs de la gauche ni les principes républicains, mérite d'être au moins débattue. Commençons par apprendre des expériences menées par nos voisins européens. De fait, certains se sont engagés depuis plusieurs années dans la voie de la légalisation de la consommation, fortement encadrée par la puissance publique, sans voir le nombre de consommateurs ou les conséquences sanitaires sur la population augmenter significativement. Ajoutons que la Commission mondiale sur les politiques de drogues, réunissant des experts internationaux reconnus, a récemment appelé à une dépénalisation de la consommation de drogues et à la légalisation contrôlée du cannabis. Il ne s'agit évidemment pas d'aller aussi loin : la situation française, même dans les banlieues les plus touchées par les trafics multiples, est loin d'être la même que celle d'Etats "en faillite", tels que certains Etats d'Amérique centrale.
Quels doivent être, au regard de la situation de notre pays et des objectifs assignés aux politiques de santé publique, les objectifs devraient guider les décisions politiques à l'avenir ? Rappelons d'abord ce qu'est une politique de santé publique : "c'est l’ensemble des choix stratégiques des pouvoirs publics pour choisir les champs d’intervention, les objectifs généraux à atteindre et les moyens qui seront engagés. Il s’agit de maintenir ou d’améliorer l’état de santé d’une population." Or, sur ce plan, force est de constater que les politiques menées aujourd'hui ne permettent pas d'atteindre l'objectif premier qui est d'améliorer l'état de santé de nos concitoyens.
Au regard du contexte français, quel intérêt la légalisation pourrait-elle avoir en termes de prévention des comportements d'addiction aux drogues et de lutte contre les trafics et l'insécurité qu'ils engendrent ?
Ne nous trompons pas de cible. L'ennemi, c'est l'addiction, avec les drames humains qu'elle entraîne au quotidien dans de nombreux foyers. L'ennemi, ce sont les trafiquants, qui menacent la sécurité de nos concitoyens et défient l'autorité de l'Etat, et prospèrent sur la manne financière conséquente que représente le trafic. Les politiques extrêmement répressives menées depuis des décennies, ainsi que les mesures préventives qui leur sont trop rarement associées, n'ont pas réussi à renverser les tendances. Au contraire, tout indique que la situation sanitaire et sécuritaire s'aggrave. Il est du devoir d'un responsable politique d'en prendre acte, et de proposer des réponses à la hauteur des enjeux économiques et sociaux, sans considération d'ordre idéologique.
Doit-on pour autant adopter aveuglément une approche dont le seul mérite démontré pour le moment est sa nouveauté radicale ? Je ne le crois pas. C'est pourquoi il me semble que ce changement de paradigme, avant d'être entériné et adopté sur l'ensemble du territoire, devrait être débattu. Un sondage publié le 21 juin semble indiquer qu'une large majorité de Français est favorable à l'ouverture d'un débat, et les prochaines élections présidentielles pourraient en fournir l'occasion. Puis, si le principe de la légalisation était retenu, son application devrait faire l'objet d'une expérimentation rigoureuse (comme ce fut le cas avant la création du RSA). Cela permettrait d'évaluer, à échelle réduite, l'ensemble des effets positifs et négatifs de cette légalisation encadrée sur la sécurité, la consommation de cannabis, et la santé de nos concitoyens. Pour conclure, la priorité doit porter sur une politique de santé publique visant l'ensemble des addictions. De fait, le cannabis est dangereux pour la santé, mais pour autant, sa prohibition n'a pas permis de régler les problèmes existants. La France reste le seul pays Européen où la consommation de drogues est conséquente voire augmente, en particulier chez les jeunes. Notre rôle, en tant que responsables politiques, n'est-il pas d'apporter des solutions à ces problèmes de santé et de sécurité publique, sans préjugés ni oeillères idéologiques ? |
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