Mercredi 9 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Le Pouzin
Vendredi 11 mai 18 heures 30 : Salle du Lac - Vernoux en Vivarais
Lundi 14 mai 18 heures 30 : Salle du conseil – Saint-Pierreville
Mercredi 16 mai 20 heures 30 : Auditorium- Le Cheylard
Lundi 21 mai 18 heures 30 : Salle Le Tissage - Les Ollières sur Eyrieux
Mardi 22 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Cruas
Jeudi 24 mai 18 heures 30 : Salle des Voutes – Saint-Martin de Valamas
Vendredi 25 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - La Voulte sur Rhône
Mardi 29 mai 20 heures 30 : Salle Le Triolet - Chomérac
Mercredi 30 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Rochemaure
Jeudi 31 mai 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil
Lundi 4 juin 18 heures 30 : Salle la Chemina – Saint-Sauveur de Montagut
Mardi 5 juin 18 heures 30 : Salle L’Oustaou - Charmes sur Rhône
Mercredi 6 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze – Privas
Jeudi 7 juin 18 heures 30 : Salle Saint-Michel – Bourg Saint-Andéol
Vendredi 8 juin 18 heures 30 : Salle de l’orangerie – Viviers
Mardi 12 juin 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil
Mercredi 13 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze - Privas
Vendredi 15 juin 18 heures 30 : Salle polyvalente - Saint Marcel d’Ardèche
31 Mai |
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Dans le tourbillon médiatique permanent, un événement chasse l'autre à un rythme effréné, rendant toute prise de distance, aussi nécessaire qu'elle soit, extrêmement difficile. Dans le brouhaha de l'actualité très chargée de ces derniers jours, il eût été facile mais regrettable de perdre de vue une situation, celle de la jeunesse, qui me paraît extrêmement alarmante du fait de ce qu'elle implique pour l'ensemble des économies européennes. Les rassemblements qui ont lieu en Espagne sur la place "Puerta del sol" depuis quelques jours, où des milliers de personnes, et notamment des jeunes, manifestent leur désarroi et leur révolte face à un déficit démocratique et à l'incapacité des responsables politiques à apporter des solutions à la multitude de problèmes auxquels ils sont confrontés, attirent notre attention sur une situation sociale qui est loin de s'améliorer à la mesure de l'embellie que connaissent actuellement de nombreuses entreprises, notamment dans le secteur bancaire.
Ces manifestations, qui ont trouvé un écho dimanche 29 mai place de la Bastille, à l'initiative de collectifs et d'associations de jeunes (et de moins jeunes), ne doivent pas être prises à la légère. On sous-estime trop souvent la capacité de la jeunesse à porter des revendications claires et cohérentes. Pourtant, la révolte actuelle, même si elle a lieu de l'autre côté de la frontière, et même si les revendications exprimées peuvent nous paraître confuses, est en effet symptomatique d'un malaise social que l'on retrouve dans de nombreux pays européens, et dont les causes sont clairement identifiées. Chômage de masse, difficultés économiques, souffrance due aux programmes d'austérité... il s'agit là de maux que nous partageons avec nos voisins européens, même si leur ampleur n'est pas toujours comparable.
C'est un fait, partout, on constate que la jeunesse est touchée par ces problèmes de manière disproportionnée par rapport aux autres classes d'âge, et son engagement dans les manifestations en Espagne comme dans d'autres pays européens est sans doute à la hauteur de son désarroi. Comment ne pas être désemparé, alors que le taux de chômage des jeunes a augmenté de 6 points dans l'ensemble des pays de l'OCDE, soit 2,5 fois plus que l'ensemble des actifs ; que les difficultés d'insertion sur le marché du travail, même pour les jeunes diplômés, sont immenses ; que parmi les jeunes ayant "la chance" d'avoir un emploi, une part significative n'a que des contrats précaires ou des temps partiels subis ; et que la situation des jeunes étudiants, tant sur le plan du logement, des perspectives d'emploi avenir ou de la santé, est pour le moins préoccupante ?
Afin de prendre la mesure du phénomène, citons brièvement quelques chiffres nous permettant d'appréhender la situation de la jeunesse dans notre pays :
Or, face à une telle situation, a-t-on été à la hauteur des enjeux et des attentes des jeunes ? Et qu'a fait le gouvernement actuel et ses prédécesseurs, depuis 2002 ? Entre fausses annonces et vrais renoncements, hypocrisie et désintérêt des décideurs politiques pour une classe d'âge perçue comme instable et donc peu "rentable" électoralement, le bilan des actions menées depuis dix ans est clairement insuffisant, c'est le moins que l'on puisse dire ! Comment ne pas s'indigner, lorsqu'on constate que les seules mesures adoptées l'ont souvent été dans l'urgence, au gré des statistiques alarmantes, des fluctuations de la pression médiatique et des révoltes qui viennent régulièrement agiter une classe d'âge sur laquelle repose l'avenir de notre pays ? Pour ne citer qu'un seul exemple, le 1er mars dernier, Nicolas Sarkozy a dévoilé en grande pompe son plan pour l'emploi, s'appuyant sur l'apprentissage et la formation en alternance. Or, peut on réellement croire à une réelle volonté politique d'apporter des réponses adaptées aux problèmes de la jeunesse, alors même qu'une grande partie des mesures annoncées n'était pas nouvelle! Entre contrats aidés annoncés à plusieurs reprises, places supplémentaires d'hébergement qui ne se matérialisent jamais, contrats d'autonomie supplémentaires bien au-dessous des objectifs fixés en 2008... Que de promesses non tenues et d'effets d'annonce... jamais suivis d'effet !
Le constat est sans appel, au delà du service civique, qui est plébiscité par les jeunes et dont le succès est confirmé - mais bridé par l'insuffisance des moyens financiers qui lui sont accordés par le gouvernement -, et d'efforts insuffisants pour promouvoir la formation en alternance, le gouvernement actuel a bel et bien oublié la jeunesse. Parions que, les élections présidentielles arrivant, les promesses de campagne vont se multiplier dans la plus grande hypocrisie. Mais de quelle crédibilité la majorité présidentielle sortante pourra-t-elle se targuer, elle qui a brillé par son incapacité à résoudre les problèmes d'une jeunesse dont elle ne se souvient que lorsqu'elle sort dans la rue, ou lorsqu'il s'agit de payer les retraites ou donner du temps - par un service civique que la majorité veut obligatoire - à un pays qui ne la reconnait pas ?
Ma conclusion est simple : en 2012, n'oublions pas la jeunesse. Elle ne demande pas de vaines promesses, mais une reconnaissance, un espoir, des perspectives auxquelles elle puisse croire à nouveau. |
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