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Mardi 12 juin 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil

Mercredi 13 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze - Privas

Vendredi 15 juin 18 heures 30 : Salle polyvalente - Saint Marcel d’Ardèche

 

12

Jan

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Écrit par Pascal Terrasse   

Voici le texte de mon intervention prononcée lors de la cérémonie des voeux avec le Préfet de l'Ardèche, le mercredi 11 janvier à Privas

Nous voilà de nouveau rassemblés pour partager un moment d’échange et de fraternité.

A l’occasion de cette traditionnelle cérémonie des vœux aux élus locaux et aux forces vives de l’Ardèche, c’est un moment privilégié pour le Président du Conseil général de faire le bilan de l’année 2011 mais surtout de tracer quelques pistes d’avenir.

Avant tout, je voudrais d’abord adresser mes vœux les plus sincères à Monsieur le Préfet et son épouse.C’est notre première cérémonie de vœux en commun.Nous apprenons à travailler ensemble. Et je crois pouvoir dire que nous apprenons vite parce que nous partageons une même préoccupation, celle de l'intérêt des Ardéchois.

C’est une année contrastée que nous laissons derrière nous.

C’est l’année d’une vague, d’un tsunami mortel et dévastateur au Japon.Les images ont été bouleversantes et terrifiantes. Cette catastrophe nous a rappelé que la force de la nature est au dessus de tout.

Elle a réinterrogé les fondements de notre développement et reposé la question de notre modèle énergétique.Il ne s’agit pas de s’enfermer dans un schéma unique. Ce n’est pas une solution durable ni pour notre économie ni pour nos concitoyens.

En Ardèche, nous le savons bien. Depuis longtemps, nous encourageons le développement de toutes les énergies.Nous sommes, cette année, allés plus loin en organisant les premières Assises de l’énergie. Avec l’ensemble des acteurs, nous avons interrogé nos besoins, nos comportements et les défis à relever.

C’est une première étape, mais ces Assises ont posé les bases d’un champ politique que notre Département va exploiter dans un triple intérêt: environnemental, économique et social.Dans cette perspective, nous allons procéder à un vaste appel à projet doté de plus d’un million d’€ pour imaginer l’Ardèche de demain et toujours mieux maîtriser notre facture énergétique.

Une autre image marquante en 2011 : les travaux sur le site de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet ont commencé !.Cette année a marqué un tournant : le premier coup de pioche a été donné, le choix de l’exploitant arrêté, la candidature à l’UNESCO finalisée, et je le crois bientôt retenue par l'Etat pour être présentée devant le Comité mondial.C’est désormais une certitude, dans 2 ans et demi, nous devrions admirer la restitution parfaite des premières peintures de l’humanité.L’histoire de l’art commence en quelque sorte ici, dans notre département ! Nous pouvons être collectivement fiers de ce que nous sommes en train de construire. Je suis sûr que cet espace sera à la hauteur du joyau qu’il restitue.

Cette année 2011, c’est aussi le formidable vent de liberté qui a soufflé sur le monde arabe. Partout au bord de la méditerranée, les peuples reprenaient le pouvoir. Dans de nombreux pays, ils réaffirmaient leur volonté de choisir leur destin. Dans ces pays, la démocratie s’est finalement installée mais toujours dans la douleur. L’actualité des derniers mois nous l’a montré : la démocratie ne va jamais de soi !Elle est un bien précieux. C’est une conquête. Elle mérite toutes les attentions.

La démocratie est par essence fragile ; son ciment est notre « vivre ensemble ».

Vivre ensemble, c’est appartenir à une même communauté de destin, de valeurs que notre République a lentement installées et que le Conseil National de la Résistance a mis au coeur de ses orientations. C'est au lendemain d'une guerre qui avait fait voler en éclat ce « vivre ensemble » que le Conseil National de la Résistance a voulu une république qui garantisse à tous l’égalité des chances, un modèle où la santé et l’éducation soient accessibles à tous et partout sur le territoire, un pays rassemblé autour de la laïcité avec la certitude que demain serait meilleur qu’aujourd’hui.

Ce « vivre ensemble », c’était aussi l’acceptation des différences et le refus de tout communautarisme.

Ce « vivre ensemble » a perdu du sens pour beaucoup de nos concitoyens tentés par le « chacun pour soi ». La crise s’est installée durablement. Dans le monde et peut-être un peu plus en Europe, les économies ont vacillé. Partout le cancer du chômage ronge les hommes et particulièrement en France.Partout des citoyens souffrent et ne parviennent pas à boucler les fins de mois.

Et partout, dans un même mouvement, les marchés financiers ont dicté leurs règles et leurs exigences, faites de plans de rigueur et d'efforts qui pèsent sur les plus modestes.

Bien sûr il n’est pas question de laisser notre pays s’endetter au-delà du raisonnable. Car dans ce cas, ce sont nos enfants qui devront payer la facture de nos propres turpitudes.

Mais pour autant, je reste persuadé qu’il existe une autre solution, celle d’un chemin, certes étroit, certes difficile mais qui serait fait de besoins raisonnés, de dépenses efficaces et de recettes diversifiées qui pèseraient moins lourdement sur les épaules de ceux qui travaillent.Car je ne peux me résoudre, comme ce fut le cas dans plusieurs pays d’Europe en cette année 2011, de voir les peuples presque dépossédés de leur souveraineté.

L’année qui vient de s’ouvrir sera une année charnière, essentielle.

Il y a urgence !Urgence à redonner corps à nos valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité,Urgence à redonner du sens à l'action collective,Et donc urgence à redonner de l’espoir et de la confiance à celles et ceux qui doutent !Le déclassement social, pour la première fois à l’œuvre depuis la seconde guerre mondiale, fait des ravages.

Les parents s'interrogent sur le monde qu'ils vont laisser à leurs enfants. Et à contrario, certains parmi les plus jeunes pourraient faire le procès à leurs aînés d’avoir profité d’un système qui aujourd’hui vacille sous le poids des dettes. C'est alors que pointe un risque d’incompréhension qui peut conduire des générations à se tourner le dos !

Pour se garder de telles dérives, je le dis sans détour, nous ne devons pas nous résigner. Bien au contraire.Il n’est pas question de céder à la fatalité.A ces inquiétudes et à ces peurs, j’oppose l’action et la volonté.

Il nous faut imaginer d’autres politiques, inventer d’autres moyens d’actions.

Il nous faut unir nos forces.

Il ne faut pas opposer mais rassembler.

Il faudra faire des efforts mais ils devront être partagés équitablement.

Ils devront aussi être expliqués pour être acceptés.Dans un monde qui nous dépasse, la tentation du repli sur soi est grande. Ce serait une erreur. Notre destin est lié à l’Europe, et celui de l’Ardèche se joue lui aussi à l’échelle du monde.C’est cela la mondialisation.

L’actualité de ces derniers mois en a fait bien souvent la démonstration.Les marchés, les échanges et la concurrence ont fait voler en éclat les frontières pour s'organiser à l'échelle de la planète. Cela peut être une chance si les règles sont les mêmes pour tous et qu'elles ont vocation à corriger les méfaits de la concurrence.

Or aujourd’hui, nous ne luttons pas à armes égales et nous subissons donc trop souvent la mondialisation.Les nombreuses fermetures d'entreprises qui ont émaillé cette année 2011 dans notre département ne me démentiront pas. Et pourtant l'Ardèche regorge de talents et de savoir-faire. Elles sont déjà nombreuses les entreprises ardéchoises qui exportent partout en Europe et dans le monde.

Notre département continue d’attirer.

Chaque année, nous sommes de plus en plus nombreux.Et notre département a beaucoup d’autres atouts : d’abord la qualité professionnelle des ardéchois, mais aussi, son cadre de vie, sa situation géographique, son art de vivre, son histoire, sa culture et j’en oublie.

Je le crois profondément, ici en Ardèche, la solidarité n’est pas un vain mot. Elle est indissociable de notre histoire. Elle est donc un trait caractéristique de notre culture.Se serrer les coudes, ne pas laisser de côté son voisin, font partie de notre conception de la vie en commun.Notre climat parfois rude, notre relief accidenté, notre histoire, notre développement économique, ont fait de l’Ardèche une terre de résistance mais aussi une terre audacieuse pour surmonter les craintes et l'adversité.

Le combat contre les gaz de schiste en a été une nouvelle illustration, même si nous devons rester sur nos gardes. Nous avons montré notre détermination, notre capacité à nous rassembler, à dépasser les clivages lorsque notre territoire est menacé.

C’est tout cela l’Ardèche.

C’est avec cet esprit de solidarité et avec cette volonté de contribuer au développement de notre territoire que nous menons notre action au Conseil général.Cette année encore, ce sont plus de 90 millions d’euros qui seront ainsi investis. Bien sûr, il ne s’agit pas d’injecter de l’argent pour injecter de l’argent. Ces investissements répondent d’abord et avant tout aux besoins et aux attentes des Ardéchois.

Mais je n’oublie pas non plus que lorsque nous investissons, ce sont bien souvent des entreprises régionales et des salariés de notre département qui en bénéficient. C’est l’autre effet positif de la commande publique. Et dans une période de crise, elle est essentielle. Je le rappelle souvent : le Conseil général est le premier investisseur public. Nos investissements conjugués aux vôtres seront gages de soutien économique dont ont besoin nos entreprises.

Avec la chambre d’agriculture et les organisations syndicales, nous souhaitons notamment travailler au développement de l’agro – tourisme en lien avec le secteur de l’agro alimentaire déjà très important en Ardèche. Notre objectif est de continuer de favoriser les productions locales tout en les rapprochant du consommateur. Le tourisme est autre  un vecteur de développement local. Notre ambition est de favoriser un tourisme à forte valeur environnementale et culturelle.

Après la remise en marche du Mastrou, la valorisation du Mont Gerbier de Jonc, de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet, c’est toute l’Ardèche qui est à présent en mouvement.

Cette année 2011, c’est aussi l’obtention du label pays d’Art et d’Histoire pour notre exceptionnel patrimoine culturel. C’est également la culture à tous les étages avec de nombreux festivals qui attirent bien au-delà de nos limites départementales.

Je rappelle toujours qu’un € public pour la culture a un effet multiplicateur de 7 € pour le territoire.D’ailleurs, chacun des évènements qu’ils soient culturels ou sportifs, comme les 20 ans de l’Ardèchoise, l’arrivée du Tour de France à Annonay pour cette année, le critérium du Dauphiné Libéré à Lamastre ou le Marathon des gorges de l’Ardèche sont autant de retombés pour notre économie.Qui pourrait dire le contraire ?

Notre action au Conseil général c’est aussi cet esprit de solidarité dont je vous parlais il y a quelques instants.La solidarité est l’un des piliers de notre action. Elle est au cœur de toutes nos politiques : solidarité avec nos aînés, avec les personnes handicapées, avec les personnes en difficultés sociales ou encore avec nos jeunes les plus fragiles.

Plus que jamais, dans cette période difficile, nous maintenons notre effort.

C’est une exigence et un devoir.Mais la solidarité ne s’arrête pas là. Elle s'exprime aussi vis-à-vis de nos territoires. Ce sont ainsi plus de 20 millions d’euros qui seront redistribués sous forme de subventions aux communes et aux intercommunalités.

Il s’agit pour nous d’accompagner le développement de tous les territoires, de donner à tous les moyens de ses ambitions.

Le Conseil général, c’est aussi l’action que nous menons en direction de la jeunesse et tout particulièrement en direction des collèges.Une jeunesse sans avenir prépare une société sans progrès. Or, je suis frappé par la résignation d'une partie de notre jeunesse. C’est insoutenable. Notre jeunesse doit porter l’espoir, l’envie, et dans certains cas l'indignation.

Bien sûr, le Conseil général ne peut pas tout.

Bien évidemment, c’est une question plus vaste.

Je reste néanmoins convaincu de la priorité que nous devons accorder à cette jeunesse. Il n'y a pas d'investissement plus précieux que nos enfants.

A notre échelle, à notre mesure, nous en avons fait une priorité, que ce soit en matière de construction de collège, d’accompagnement, de développement des transports scolaires ou d’aide aux savoirs et à la connaissance ou de santé.Construire un collège exemplaire en matière de développement durable et d’aménagement du territoire à St Cirgues en Montagne c’est faire de la politique la preuve par l’exemple !La preuve par l’exemple et l’exemplarité, voilà la direction que je souhaite pour l’Ardèche.

Je sais que j’ai, dans mon intervention, multiplié les aller-retour entre le local et le global, entre l’Ardèche et la France, entre notre pays et le monde. Penser global et agir local. C’est le reflet de notre époque. Nous vivons désormais solidement ancrés dans la mondialisation.Notre département a de nombreux atouts.

Nous sommes prêts à relever les défis et traverser les difficultés.

J’ai confiance dans notre département, dans la capacité des Ardéchois à se dépasser, à affronter les tempêtes et à aller de l’avant.

Je sais que nous partageons cette même volonté de construire un département qui protège, qui entreprend et qui prépare l'avenir.Je sais que nous partageons cette même ambition de contribuer au développement de l’Ardèche, de la voir rayonnante et accueillante.Je sais que nous partageons tous ce même espoir de voir la situation économique et sociale s’améliorer.Je suis sûr que tous ensemble, nous y parviendrons.

Alors pour conclure, je voudrais à travers vous tous, me tourner vers notre beau département, me tourner vers les 320 000 ardéchois pour vous souhaiter mes meilleurs vœux de santé et de réussite.Que chacun d’entre vous rencontre tout simplement le bonheur !Et comme la tradition m’y autorise, « a l'an que ven que se siam pas mai que siguem pas mens »

Bonne année 2012.


Cérémonie des Voeux
 
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