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Les réunions publiques de la campagne !

Mercredi 9 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Le Pouzin

Vendredi 11 mai 18 heures 30 : Salle du Lac - Vernoux en Vivarais

Lundi 14 mai 18 heures 30 : Salle du conseil – Saint-Pierreville

Mercredi 16 mai 20 heures 30 : Auditorium- Le Cheylard

Lundi 21 mai 18 heures 30 : Salle Le Tissage - Les Ollières sur Eyrieux

Mardi 22 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Cruas

Jeudi 24 mai 18 heures 30 : Salle des Voutes – Saint-Martin de Valamas

Vendredi 25 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - La Voulte sur Rhône

Mardi 29 mai 20 heures 30 : Salle Le Triolet - Chomérac

Mercredi 30 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Rochemaure

Jeudi 31 mai 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil

Lundi 4 juin 18 heures 30 : Salle la Chemina – Saint-Sauveur de Montagut

Mardi 5 juin 18 heures 30 : Salle L’Oustaou - Charmes sur Rhône

Mercredi 6 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze – Privas

Jeudi 7 juin 18 heures 30 : Salle Saint-Michel – Bourg Saint-Andéol

Vendredi 8 juin 18 heures 30 : Salle de l’orangerie – Viviers

Mardi 12 juin 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil

Mercredi 13 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze - Privas

Vendredi 15 juin 18 heures 30 : Salle polyvalente - Saint Marcel d’Ardèche

 

01

Avr

Installation de la nouvelle assemblée départementale de l'Ardèche PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Pascal Terrasse   

Extraits du discours d'installation de Pascal Terrasse, Président :

(...)

La majorité de cette assemblée vient de m’élire Président, me renouvelant sa confiance pour la troisième fois.

Cette confiance me touche personnellement. Cependant par delà l’émotion du moment,  je sais surtout qu’elle m’engage devant vous toutes et tous. De fait, elle m’engage donc devant les Ardéchoises et les Ardéchois dont vous êtes les représentants.

 

Je remercie bien évidemment la grande majorité des électeurs Ardéchois qui par leur vote des 20 et 27 mars, ont souhaité confirmer les choix qu’ils expriment constamment depuis treize ans maintenant. Ces choix renforcent à chaque fois cette équipe majoritaire et, par la même, sa détermination à œuvrer pour le développement de l’Ardèche.

Je tiens à souligner que cette situation est rendue possible parce que les différentes composantes de la gauche savent se rassembler par-delà leurs sensibilités et leurs différences pour donner et conforter une majorité. Qu’elles en soient remerciées, notamment pour celles à qui le mode de scrutin ne permet pas de siéger parmi nous.

Bien entendu, j’ai également constaté l’étendue de l’abstention et le glissement vers l’extrême droite. Les causes en sont sûrement multiples et peuvent parfois s’additionner. Je crois tout de même que la perte de confiance, le désespoir et la colère sont des raisons majeures. Je fais également le constat d’une élection anormalement minorée par les médias et l’absence d’une vraie campagne civique du gouvernement comme la pratique en est usuelle.

Il ne peut y avoir de républicain sans démocratie.

Nous avons une immense responsabilité pour redonner confiance.

 

La crise n’est pas seulement économique, elle est aussi morale. Nous devons être exemplaires dans nos comportements, dans l’exercice du pouvoir qui nous est confié. Nous sommes dans une démocratie représentative. Nos électeurs nous confient une parcelle de pouvoir. Sachons en être dignes.

Ceci dit, l’élection est passée, les urnes, creusets de cette démocratie et de la république, ont parlé.

Dans le même temps, parce que les élections n’ayant pas une finalité mais une ligne de départ, elles ont donné le départ de l’engagement, du travail et de la responsabilité dans lesquels chacune et chacun de nous doit entrer avec enthousiasme.

Il est de mon rôle de permettre à toutes et tous de contribuer à l’accomplissement des missions de notre collectivité et j’y veillerai.

Je pense tout particulièrement aux nouveaux conseillers généraux :

-       Simon Plenet qui, à 32 ans, intègre notre assemblée. Il illustre cette volonté, que j’avais exprimée il y a 5 ans, de rajeunir notre assemblée. Volonté dans laquelle s’est inscrite avec succès Jean-Claude Tournayre dans sa démarche de « parrainage ».

-       Robert Roux qui a l’honneur de succéder à Michel Teston, qui l’a accompagné jusqu’à l’élection et même aujourd’hui lors de sa première séance.

Merci de ta présence aujourd’hui Michel et surtout merci pour toutes ces années au service de la collectivité départementale dans toutes les fonctions que tu y as exercées. Je sais que tu continues à exercer tes responsabilités d’élu avec passion et détermination en tant que sénateur.

-       Et enfin Patrick Coudène qui succèdera lui à Eric Lespinasse conformément au choix des électeurs du canton de Montpezat-sous-Bauzon.

Bienvenue à tous les trois.

-       Et puis il y a un nouveau, qui n’en n’est pas un puisqu’il connaît bien cet hémicycle et certains d’entre nous :  Jérôme Gros. Même si cette Assemblée a évolué, même si la collectivité a vécu une profonde mutation. Je suis certain que tu y retrouveras rapidement des repères.

(...)

Enfin, je ne saurais en finir avec ce mot d’accueil sans un coup de projecteur sur les suppléants des élus. Certains ont pu se libérer et participer à cette séance, et j’en suis très heureux.

Même si la loi ne leur donne pas de véritable statut et fonction, j’ai souhaité en concertation avec les présidents des groupes, leur présence à nos côtés pour cette séance, et les en remercie. Force est de constater que ce groupe de suppléants est très féminin. J’ai dit, non sans ironie, il y a quelques jours que le féminin de conseiller général était « suppléante », cela est malheureusement criant de vérité!

Mais la parité, nous ne la décidons hélas pas ici et je n’ouvrirai donc pas ce débat aujourd’hui. Sur les 14 candidats du 2ème tour, une seul femme était sélectionnée ! c’est vous dire…

Par contre, plus concrètement, je vous proposerai de donner aux suppléantes et suppléants qui le souhaitent, la possibilité de travailler, aux côtés de personnes de la société civile, au sein d’un observatoire chargé de faire des propositions concrètes pour la citoyenneté, l’égalité et la parité.

Je souhaite confier la responsabilité et l’animation de ce groupe de travail à des élus de notre assemblée. Dès le vote du Budget Primitif, je proposerai une modification de notre règlement intérieur pour donner une réalité à cette orientation.

 

Chers collègues, vous l’aurez compris,

. même si la réforme des collectivités territoriales semble viser clairement à terme la disparition des Conseils généraux, dans leur forme actuelle.

. même si cette proximité qui est au cœur de notre mandat local et que nous revendiquons tous, s’éloignera peu à peu,

je ne veux pas céder à la morosité.

 

Pas plus qu’il n’est dans mon tempérament de subir et d’attendre. (4 raisons) :

. parce que d’une part nos concitoyens attendent de nous des réponses à leurs besoins et problèmes quotidiens,

. parce qu’en trois ans nous pouvons encore réaliser beaucoup, des actions utiles,

. parce que cette réforme, je l’espère ne verra jamais le jour en l’état,

. parce qu’enfin la majorité qui vient de m’élire porte un projet ambitieux pour l’Ardèche.

 

Le succès électoral de cette majorité signifie contrat avec les Ardéchois. Un contrat qu’il est maintenant de ma responsabilité, de notre responsabilité d’honorer.

 

Les Ardéchois, comme un grand nombre de Français, expriment un malaise et même un mal être dans une période de crise économique et politique particulièrement aiguë. Les plus fragiles d’entre eux sont en souffrance et doutent d’un avenir meilleur pour eux même mais surtout pour leurs enfants.

 

Dans un tel contexte, je le dis, une victoire électorale, si nette soit-elle, n’appelle pas au triomphalisme.

Personnellement, je l’accueille avec humilité, responsabilité et détermination.

Mais aussi avec l’impatience de poursuivre notre action parce que c’est bien ce que les Ardéchois attendent de nous.

Si je dis souvent que j’ai la prétention de bien connaître mon département, ses caractéristiques, ses enjeux, ses problèmes. Si je revendique d’être un élu de terrain comme vous l’êtes vous-même. J’avoue que ces dernières semaines de campagne m’ont réellement enrichi et ont renforcé mes convictions et mes motivations à agir.

 

Certes beaucoup de nos concitoyens, rencontrés ça et là, m’ont parlé de la politique nationale et des pénalités qu’elle leur inflige au quotidien.

Certes j’ai entendu parler d’emploi, de retraites, de vie chère, de jeunesse, de logement, de disparition de services publics, de fermeture de classes etc, etc …..

Certes j’ai ressenti, comme jamais cette peur de l’avenir, parfois même ce désespoir ou cette colère que certains ont exprimée par l’abstention ou un vote qui laisse songeur !

Le parlementaire engagé que je suis, a pleine conscience de l’urgence de « réparer » la France de la remettre en route. Il nous faut réinstaller l’espérance parce que je suis convaincu qu’une autre France est possible.

Mais pendant cette campagne j’ai aussi entendu, fort heureusement, des Ardéchois me parler très positivement de l’action du Conseil général. Bien sûr j’ai capté aussi un certain nombre de remarques, critiques ou propositions dont je ferai bon usage, croyez moi.

 

Mon sentiment est que même si des confusions peuvent exister sur le « qui fait quoi ? » « qui est responsable de quoi ? » la plupart de nos concitoyens savent que la politique départementale et les choix que nous menons ici, impactent leur quotidien.

 

Il n’y a pour moi aucun doute sur les attentes prioritaires des Ardéchois.

Dans une très large majorité, avec des nuances liées à leurs lieux de vie et à leurs situations personnelles, nos concitoyens, en substance,  attendent de nous que nous agissions à 3 niveaux :

 

Préserver et améliorer leur cadre de vie

Ce n’est pas nouveau. Je me rappelle que l’enquête auprès des Ardéchois il y deux ans avait placé cette attente parmi les grandes priorités.

Oui, le cadre de vie, le bien vivre et j’irai même jusqu’à dire, le bien vivre ensemble, est un capital précieux mais aussi fragile que les Ardéchois entendent conserver et même enrichir.

La mobilisation récente et persistante des dernières semaines contre des projets qui porteraient manifestement atteinte à notre cadre de vie et notre capital notoriété en est la plus belle illustration. Elle exprime cette conscience collective de disposer d’un fabuleux bien commun et de l’intérêt de le défendre. Ce bien commun est à la fois identité, garantie de bien vivre et levier de développement.

Je dis aux Ardéchois que nous partageons cette appréciation. Nos politiques départementales, déjà très marquées par cette volonté de préserver et valoriser nos atouts, seront encore renforcées en ce sens.

 

Aménager le territoire  et favoriser  l’activité et  l’emploi

En toute logique, s’ils ont fait le choix de rester, venir, revenir en terre ardéchoise parce qu’il fait bon y vivre, les Ardéchois ne souhaitent pas y vivre comme des ermites.

Présence des services essentiels, accessibilité, innovations, dynamiques sociales, sont les conditions nécessaires à la vie quotidienne mais constituent aussi la base de l’attractivité d’un territoire. L’attractivité débouche toujours sur des dynamiques et des projets, sur l’activité et l’emploi, maintenu ou créé.

C’est bien là, l’une de nos grandes responsabilités d’élus locaux. Notre collectivité n’a pas de compétence directe sur l’emploi mais dispose d’un certain nombre de leviers aux côtés des autres collectivités territoriales, les communautés de communes, ont la compétence économique. Nous devons en tenir compte.

Il nous appartient d’aménager le territoire, de réunir les conditions les plus favorables à la création d’activités et de richesses à partager.

Nous devons le faire en écoutant les acteurs du développement, sans exclusive, pour accompagner efficacement leurs dynamiques.

Nous devons nous intéresser à tous les projets qui s’attachent à valoriser nos propres ressources et qui respectent notre territoire, son identité, ses habitants.

Le monde de la modélisation à la planification a vécu. Notre avenir est à imaginer avec audace, solidarité et détermination. Nous le pourrons d’autant mieux que nous partagerons cette vision du développement et que nous unirons nos forces et nos compétences.

 

Protéger nos concitoyens et agir pour la solidarité et la cohésion sociale

Il est de notre responsabilité et ce tout particulièrement dans les périodes de crise. L’individualisme reprend le pas sur la conscience du dessein collectif. Nous devons travailler pour plus de cohésion et plus de justice sociale. Nos ambitions doivent être à la hauteur de la désespérance sociale, à moins d’être autiste. Notre devoir est d’assurer la vigilance et la protection des plus vulnérables, des plus faibles, des démunis. Je ne serai pas le président de l’assistanat, mais de la solidarité active.

Je souhaite que dans l’exercice de nos compétences, nous sachions nous mobiliser pour la justice et contre la loi du plus fort. Un département qui garantisse une place à tous, de l’enfant à naître, à l’adolescent, du jeune adulte jusqu’au senior, la cohésion sociale c’est d’abord de rassembler. Nous n’avons pas la prétention de tout régler.

J’aimerais cependant pouvoir agir dans un cadre national plus favorable à la justice, à la solidarité, à l’égalité des droits, à la lutte contre toutes les discriminations que nous réclament nos concitoyens.

Nous ne pouvons nous exonérer de nos responsabilités au prétexte d’insuffisance du gouvernement en matière sociale.

Je crois que seule une société qui a su préserver sa cohésion peut relever le défi de sortir de la crise et celui de retrouver l’enthousiasme de bâtir son avenir.

C’est pourquoi nous devons, en ce qui nous concerne, optimiser les moyens conséquents que nous consacrons à la solidarité (environ 175 Millions d’€ si nous faisons masse de toutes nos actions en ce domaine).

Opposer les dépenses nobles et celles qui le seraient moins, n’a aucun sens.

Notre premier capital est humain. Notre premier investissement doit ne pas l’oublier. « Notre démocratie est du pain »,  nous disent les Libyens.

 

Voilà mes chers collègues, ce que je considère être le triptyque de notre mobilisation pour l’Ardèche et pour les Ardéchois.

Je vous propose de l’adopter.

Le vote du budget 2011 traduira ce triptyque :

-       équilibre

-       responsabilité

-       solidarité

Mais vous le savez, le budget n’est qu’un moyen de notre action. C’est un peu l’orgue et ses tuyaux. Il nous appartiendra de jouer la meilleure partition avec l’ensemble des autres moyens dont nous disposons.

En premier lieu, votre capacité à agir, à proposer, à infléchir. Chacune et chacun exercera cette responsabilité dans de bonnes conditions, je vous l’assure. Chaque voix, chaque argument sera écouté, entendu et respecté. Je vous invite à prendre toute la mesure de vos fonctions, en ne négligeant aucune des possibilités qui vous sont offertes pour agir.

Je crois notamment que le délibératif, en clair les commissions, peuvent et doivent être le lieu privilégié de débats, de confrontations et de propositions. D’ailleurs, je souhaite proposer au groupe d’opposition de prendre l’ensemble des vice-présidences de commissions.

La mobilisation, je l’appelle aussi, de la part de l’ensemble des agents de la collectivité. Sans fonctionnaire, notre action se réduirait à des intentions sans suite, des projets dans leurs cartons, des Ardéchois sans service quotidien.

Je sais leur engagement à la cause du service public et leur loyauté.

Une adaptation de notre organisation devrait permettre à très court terme de gagner encore en efficacité. Je souhaite que notre collectivité travaille en harmonie et en cohésion avec le maximum de clarté. Je souhaite aussi imagination et respect des responsabilités respectives. Parce que nous en avons tous.

Vous l’aurez compris, l’affaiblissement des ressources de notre collectivité voulu par le gouvernement n’a pas entamé ma détermination. Il est hors de question de faire de la figuration. Si elle perd de l’autonomie, notre collectivité est en bonne santé et sa capacité à agir est indemne.

Je dis que nous n’entendons être ni les sous-produits, ni les sous-traitants, ni les prestataires de services de l’Etat.

 

Nous sommes tout simplement, mais aussi fièrement des élus du peuple. Le suffrage universel a fait de vous des élus ! Soyez fiers d’être les descendants de Boissy d’Anglas, ce révolutionnaire qui a inventé la démocratie, soyez fiers d’être les petits-enfants de Froment, de Astier, qui ont rendu de la dignité à notre République.

Notre résistance est de défendre la démocratie décentralisée à laquelle je suis profondément attaché, comme je crois l’immense majorité d’entre vous. Beaucoup d’entre nous sont un peu les enfants de cette décentralisation qui a, reconnaissons-le, tant apporté à nos territoires.

Mais notre avenir d’élu local, nous le savons, ne relève pas de la responsabilité de cette assemblée.

Aujourd’hui, dans un tel contexte, la meilleure façon de convaincre les Ardéchois de l’importance de notre collectivité, de ramener les abstentionnistes vers les urnes aux prochaines échéances, est de nous montrer utile à chaque instant.

C’est la voie sur laquelle je vous engage.

J’ai confiance en votre sens des responsabilités.

Travaillons ensemble pour l’Ardèche que l’on aime !

Merci pour votre écoute et votre confiance.

Je vous engage maintenant à désigner les membres de la Commission Permanente et les Vice- présidents.


Installation de la nouvelle assemblée départementale de l'Ardèche
 
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