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Les réunions publiques de la campagne !

Mercredi 9 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Le Pouzin

Vendredi 11 mai 18 heures 30 : Salle du Lac - Vernoux en Vivarais

Lundi 14 mai 18 heures 30 : Salle du conseil – Saint-Pierreville

Mercredi 16 mai 20 heures 30 : Auditorium- Le Cheylard

Lundi 21 mai 18 heures 30 : Salle Le Tissage - Les Ollières sur Eyrieux

Mardi 22 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Cruas

Jeudi 24 mai 18 heures 30 : Salle des Voutes – Saint-Martin de Valamas

Vendredi 25 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - La Voulte sur Rhône

Mardi 29 mai 20 heures 30 : Salle Le Triolet - Chomérac

Mercredi 30 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Rochemaure

Jeudi 31 mai 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil

Lundi 4 juin 18 heures 30 : Salle la Chemina – Saint-Sauveur de Montagut

Mardi 5 juin 18 heures 30 : Salle L’Oustaou - Charmes sur Rhône

Mercredi 6 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze – Privas

Jeudi 7 juin 18 heures 30 : Salle Saint-Michel – Bourg Saint-Andéol

Vendredi 8 juin 18 heures 30 : Salle de l’orangerie – Viviers

Mardi 12 juin 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil

Mercredi 13 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze - Privas

Vendredi 15 juin 18 heures 30 : Salle polyvalente - Saint Marcel d’Ardèche

 

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Oct

Courage et responsabilite politique : le projet du PS pour 2012 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Pascal Terrasse   

Contrairement à ce que la majorité présidentielle nous assène à longueur de journée depuis quelques mois, il n'y a pas de divergence fondamentale entre la majorité et l'opposition en France au sujet de la gravité de la crise actuelle. Nous partageons en effet une chose : la conscience de la gravité extrême de la crise que nous traversons, et de la nécessité de mesures fortes pour en sortir et redresser notre pays. Il n'y a pas, au sein des principaux partis de gouvernement que sont le Parti socialiste et l'UMP, les "crédibles" et les irresponsables. L'UMP n'a ni le monopole de la crédibilité, ni celui des solutions appropriées pour faire face au problème des dettes souveraines et aux difficultés du secteur bancaire européen.

Il existe en revanche une différence fondamentale entre la majorité et le parti auquel j'appartiens, et elle porte sur les solutions que nous proposons pour résorber la dette publique colossale de notre pays, apporter une réponse européenne et juste à la crise, et mettre au pas le secteur bancaire.

Malgré les gesticulations d'un Président qui surjoue la crise et la gravité de ses enjeux à des fins électoralistes, les négociations qu'il a menées avec nos partenaires européens semblent pour le moment dans une impasse. Au mieux, l'accord auquel nous allons arriver sera dicté par les exigences allemandes. 

Sur le plan purement français, les mesures gouvernementales pour réduire nos déficits sont à la fois injustes, inefficaces, et en-deçà de ce qui est nécessaire. Pour prendre un exemple de mesure injuste, qui touchera les Français les plus vulnérables, j'ai eu l'occasion de m'exprimer au sujet de la taxe sur les organismes de complémentaire santé. De plus, les mesures annoncées fin août, qui portent sur une dizaine de milliards, sont purement anecdotiques et bien loin de ce qui est nécessaire pour rétablir l'équilibre de nos comptes publics et sociaux. Sans réforme structurelle, permettant de contenir les dépenses publiques et sociales et de générer des recettes supplémentaires et relancer la croissance, il ne sera pas possible de retrouver un équilibre budgétaire.

Le procès qui est fait à la gauche aujourd'hui, celui de l'irresponsabilité, du manque de crédibilité, et du "parti des droits et pas des devoirs" est tout à fait scandaleux. Je suis plus que tout autre conscient de la nécessité, pour garantir à chacun des conditions de vie dignes, des retraites, un accès à la santé, à l'éducation et aux services publics essentiels, de rétablir l'équilibre de nos comptes publics et sociaux. 

Il va falloir, je l'ai dit, un effort à la mesure des multiples crises sociales, économiques et environnementales que nous traversons. Cet effort majeur, ces sacrifices que nous demanderons aux Français, ne pourront être consentis par nos concitoyens que s'ils sont équitablement répartis, ainsi que leurs fruits. Chacun devra contribuer au redressement de notre pays à hauteur de ses moyens, et chacun devra recevoir ce dont il a besoin. C'est le cas, par exemple, dans un domaine qui me tient particulièrement à coeur : celui de la santé. 

Un Français sur trois déclare avoir dû renoncer à se soigner ou reporter des soins faute de moyens au cours de l'année 2011. C'est presque trois fois plus qu'en 2009. La France est aujourd'hui placée à l'avant-dernier rang au niveau européen, devant la Pologne. Plus d'un Français sur deux estime que notre système de santé ne garantit plus l'égalité d'accès aux soins médicaux pour tous les citoyens. Des mesures fortes, d'ordre structurel, doivent être prises en urgence pour résoudre cette crise de santé publique, j'ai déjà eu l'occasion d'esquisser quelques pistes. Mais il ne s'agit pas de proposer toujours plus de dépenses, de créer plus de droits, sans expliquer comment et qui les financera ! 

Tout décideur politique responsable se doit de l'avouer clairement : taxer les revenus du travail, alors que nous souffrons de problèmes de compétitivité face à la concurrence impitoyable que nous impose une économie mondialisée, ne suffiront pas à enrayer l'accumulation des dettes et à redresser les comptes de la branche maladie de notre système de protection sociale.

Chacun reconnaît l'incohérence d'un système de financement qui pèse sur le travail de manière disproportionnée, au détriment de la compétitivité de notre pays, alors que dans le même temps les entreprises et activités à forte valeur ajoutée ne sont pas suffisamment taxées. Le débat sur une taxe sociale sur les produits ne respectant par un certain nombre de normes écologiques et sociales doit également être ouvert. Le projet adopté par le Parti socialiste contient à ce titre une avancée majeure. Les cotisations sociales reposeraient désormais sur une assiette intégrant la valeur ajoutée globale des entreprises. Cela permettrait de rééquilibrer la part de financement de la sécurité sociale relative des TPE, des PMI et PMA, des entreprises à très fort niveau de charges salariales, et des entreprises plus "capitalistiques". Au-delà du financement de la protection sociale à proprement parler et des économies qu'elle permettrait de réaliser, une telle réforme, combinée à la fin des exonérations sur les heures supplémentaires dans les très grandes entreprises et leurs filiales et sur les très bas salaires, constituerait une avancée majeure pour réduire la pression sur les plus petites entreprises. Il s'agirait également d'une revalorisation nécessaire et conséquente de la valeur travail.

Au-delà du seul problème des dépenses de santé, le candidat du Parti socialiste a d'ores et déjà fait preuve de sa volonté de restaurer l'équilibre de nos finances publiques en proposant une grande réforme fiscale. Elle visera à introduire davantage de justice dans un système fiscal illisible, injuste et gangréné par les niches et les exonérations accumulées depuis des années. 

Ne faisons donc pas de faux procès à la gauche : l'irresponsabilité est du côté de ceux qui ont laissé se dégrader l'état de nos services publics depuis dix ans, tout en faisant des milliards de cadeaux fiscaux à la droite et en laissant s'accumuler les déficits ! 


Courage et responsabilite politique : le projet du PS pour 2012
 
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