Abonnez-vous à ma lettre

Calendrier

Voir le calendrier complet

Retrouvez-moi sur facebook

Suivez-moi sur Twitter...

Archives

Accueil du site
Les réunions publiques de la campagne !

Mercredi 9 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Le Pouzin

Vendredi 11 mai 18 heures 30 : Salle du Lac - Vernoux en Vivarais

Lundi 14 mai 18 heures 30 : Salle du conseil – Saint-Pierreville

Mercredi 16 mai 20 heures 30 : Auditorium- Le Cheylard

Lundi 21 mai 18 heures 30 : Salle Le Tissage - Les Ollières sur Eyrieux

Mardi 22 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Cruas

Jeudi 24 mai 18 heures 30 : Salle des Voutes – Saint-Martin de Valamas

Vendredi 25 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - La Voulte sur Rhône

Mardi 29 mai 20 heures 30 : Salle Le Triolet - Chomérac

Mercredi 30 mai 18 heures 30 : Salle des fêtes - Rochemaure

Jeudi 31 mai 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil

Lundi 4 juin 18 heures 30 : Salle la Chemina – Saint-Sauveur de Montagut

Mardi 5 juin 18 heures 30 : Salle L’Oustaou - Charmes sur Rhône

Mercredi 6 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze – Privas

Jeudi 7 juin 18 heures 30 : Salle Saint-Michel – Bourg Saint-Andéol

Vendredi 8 juin 18 heures 30 : Salle de l’orangerie – Viviers

Mardi 12 juin 18 heures 30 : Salle Paul Avon - Le Teil

Mercredi 13 juin 18 heures 30 : Salle de l’Ouvèze - Privas

Vendredi 15 juin 18 heures 30 : Salle polyvalente - Saint Marcel d’Ardèche

 

06

Jan

Discours des voeux aux corps constitués, Privas PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Pascal Terrasse   

Monsieur le Préfet,
Mesdames, Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs,


Je vous remercie d’avoir répondu si nombreux à notre invitation pour cette traditionnelle cérémonie des vœux.

L’occasion m’est donnée, en mon nom et celui de ma compagne Sabine, mais aussi au nom des élus et des agents du Conseil Général, de vous adresser mes vœux les plus sincères de très bonne et heureuse année 2011.

Mes vœux s’adressent en particulier à vous, Monsieur le Préfet, ainsi qu'à votre épouse Florence Je sais que l'un et l'autre vous connaissez à présent bien notre terre d'Ardèche, j'aurais tendance à dire en "ardéchois" fier de son pays, que vous méritez à présent la nationalité vivaroise.

Cette cérémonie se veut un moment incontournable de la vie publique, elle est toujours l’occasion de marquer une pause : s’arrêter un instant sur l’année écoulée et dresser les perspectives de celle à venir.

L’année 2010 a été difficile. La crise a continué de produire ses terribles effets.

Au Conseil général, plus que jamais nous avons placé notre action sous le signe de la solidarité. Et plus que jamais il nous faudra continuer.

Notre département a plutôt mieux résisté que les autres départements de notre région à l’insupportable augmentation du chômage.

Pour autant, le chômage est encore bien trop élevé.

Beaucoup trop de nos entreprises ont du mettre la clé sous la porte !

D’autres ont vu leur activité ralentir.

De nombreux salariés sont aujourd’hui inquiets pour leur avenir ; beaucoup enchaînent les petits boulots et pire, une proportion importante de nos jeunes ne croient plus en leur avenir professionnel.

Rien n’est pire que de penser qu’une génération aura mieux vécu que celle qui va lui succéder ! ce serait une rupture dans la dynamique de progrès. Notre responsabilité d’élu est immense de ce point de vue.

Impossible de se résigner. En matière économique aussi, il n’y a pas de fatalité !

S’il est un domaine où il faut absolument jouer collectif, c’est bien dans la bataille pour l’emploi. Pas de querelle de clocher, pas de concurrence stupide, tous ensemble, nous devons mobiliser toutes nos énergies.

Il faut et nous y veillons en permanence avec Monsieur le Préfet, imaginer sans cesse de nouvelles solutions de soutien aux entreprises en difficulté mais aussi d’accompagnement de projets innovants ou structurants.

En jouant collectif, on pratique ce que les économistes appellent l’effet levier. Plus simplement, disons qu’en jouant collectif, on évite le saupoudrage inutile, on concentre nos moyens sur l’essentiel.

Par exemple cette année, le Conseil Général a investi plus de 500 000 € dans les opérations rurales collectives. Elles aident les artisans et les commerçants à se moderniser.

C’est une véritable réussite puisqu’au cours de ces trois dernières années, près de 300 entreprises ardéchoises ont bénéficié de cette aide.

Mais ces opérations, nous ne les menons pas seuls. L'Etat, la Région, les communautés de communes, les chambres consulaires, les unions commerciales, tout le monde participe et joue le jeu. C’est ça la dynamique territoriale. C’est ça l’effet levier.

Et je peux vous dire la même chose pour les 1 M€ investis par le Conseil Général pour le soutien aux entreprises en difficulté ou encore pour les 300 000 € pour l’aide à l’innovation des PMI/PME.

Cette bataille pour l’emploi, elle doit se mener partout.

Dans des secteurs aussi essentiels que le tourisme, l’agriculture, l’artisanat, là aussi nous accompagnons les professionnels.

Là aussi, nous mettons tout en œuvre pour faire émerger les nouveaux projets, pour consolider les activités existantes.

Il ne nous appartient pas de faire l’économie. Les chefs d’entreprises, petits ou grands, sont là pour ça et je veux saluer le courage des entrepreneurs ardéchois dans un contexte difficile. En revanche, il nous appartient de créer les conditions du développement économique de l’Ardèche.

Dans cette bataille, la réalisation d’équipements structurants joue un rôle déterminant.

Je pense notamment aux télécommunications et aux réseaux  numériques de l’Ardèche.

Aujourd’hui Internet modifie en profondeur nos modes de vie et nos pratiques économiques. C’est une formidable chance pour nos territoires à condition qu’ils soient connectés.

On ne pouvait donc pas rester les bras croisés face à un tel enjeu et une telle révolution. C’est pour ça que nous avons injecté sur ces trois dernières années plus de 10 millions € pour doter l’Ardèche du premier réseau public français de haut - débit.

Avec l’ensemble des partenaires et ce fameux effet levier, c’est plus de 100 millions € investis.


Ca y est l’équipement est désormais opérationnel !

Les premiers raccordements ont eu lieu. A terme c’est près de 99 % de la population et quasiment toutes les entreprises qui auront accès au haut débit ou très haut débit filaire.

C’est une formidable chance pour le développement de l’Ardèche et donc pour l’emploi.

Je sais qu’en matière économique, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Tout n’est pas rose. Mais cette volonté collective, cette mobilisation de tous les acteurs est une condition indispensable de la réussite.

Puisque nous quittons 2010, j’ose un rapide retour en arrière sur l’épopée de notre équipe de foot au mondial en Afrique du Sud.

C’est ce collectif qui leur a fait défaut. Ils ont cru qu’ils suffisaient d’additionner les individualités. C’était oublier cette leçon simple du foot mais aussi de la vie : On ne gagne pas tout seul !

Puisque je viens de vous parler d’équipements structurants et de développement économique, je souhaite poursuivre mon propos en vous parlant de nos routes.

Elles sont les veines de l’Ardèche. Ce sont elles qui relient l’Ardèche du Nord, à celle du Sud, de la montagne à nos vallées.

Cette année encore, plus que jamais notre priorité aura été double.

Entretenir les plus petites de nos routes et faciliter l’accès, le développement, le contournement des grands pôles économiques de l’Ardèche.

Je sais qu’il reste encore beaucoup à faire. Mais tout de même, soyons justes. Nos routes ont connu des améliorations notables et notre niveau d’investissement pour maintenir à en état notre réseau demeure très élevé.

En 2011 sera réalisée la déviation d’Aubenas ! et celle d’Annonay démarrera!

Nous poursuivrons les travaux d’amélioration de la liaison Privas / Vallée du Rhône.


Le contournement du Teil, sur la RN102 est enfin financé et la DUP est en cours, opération co-produite par l’Etat et le Conseil général pour 50 M€.

Le désenclavement des Boutières deviendra réalité !

La dorsale qu’est la route départementale 86 connaîtra d’importants travaux notamment dans sa partie valentinoise.

Enfin nous engagerons les premières études sur l’axe structurant du Sud, la RD 104 d’Aubenas à Alès. Une première réunion avec les élus locaux se tiendra d’ailleurs la semaine prochaine.

Cela représentera un effort financier de 40 millions €.

Ce n’est pas rien, autant de millions d’€ d’investissement par an !

Ces investissements sont d’autant plus importants qu’ils ont aussi des vertus économiques. Ils donnent du travail à des entrepreneurs ardéchois ou de notre région. Ils créent de l’emploi.

Globalement chaque année le Conseil Général investit près de 100 millions €. En aménageant, en équipant, en construisant, nous contribuons par ce qu’on appelle la commande publique à favoriser l’emploi local, à amortir la crise.

Dans le contexte actuel, ce n’est pas la moindre des vertus !

Je vous le disais au début de mon propos, plus que jamais cette nouvelle année doit être placée sous le signe de la solidarité.

Plus que jamais il nous faut accompagner ceux qui en ont besoin, n’abandonner aucun territoire ni aucun d’entre nous.

Cette année encore, la solidarité à l’égard de nos aînés, des personnes handicapées ou des publics les plus en difficultés restera une priorité absolue.

Cette année encore, par les sommes mobilisées, (plus de la moitié de notre budget), par la qualité du service rendu, par l’écoute, par la disponibilité, nous serons solidaires avec ceux que la vie n’a pas épargné.


C’est notre mission. Elle donne du sens à l’action que mène le Conseil Général mais la tâche est immense et les besoins ne cessent de grandir.

Là aussi, je ne me résigne pas. Bien au contraire !

Je ne me résoudrai jamais à accepter une société où l’individuel aurait pris le pas sur le collectif, où le verbe avoir semble plus important que le verbe être.

Et finalement, jamais rien ne sera aussi efficace qu’une société qui cultive l’entraide et la générosité.

C’est avec cette philosophie que pierre par pierre, avec l’ensemble des conseillers généraux, nous construisons notre action.

Vous l’aurez compris, c’est tout le sens de mon discours, je crois à l’action collective.

Je crois en notre avenir, en une Ardèche toujours plus solidaire, plus juste et plus agréable à vivre.

Vous le savez, Monsieur le Préfet, je suis profondément attachés aux valeurs qui fondent notre République.



L’un et l’autre, nous aimons trop notre pays et ce département pour laisser des jeux politiques prendre le pas sur l’intérêt collectif.

Nous avons su instaurer l’un l’autre un véritable rapport de confiance, basé sur un profond respect mutuel et je m’en félicite tous les jours !

Alors au nom de ce même respect, de cet intérêt collectif, nous avons toujours su faire la part des choses.

Ne jamais polémiquer inutilement, en restant nous-mêmes, attachés à nos convictions et à nos valeurs.

Pourtant les sujets ne manquaient pas et ne manquent pas.

Mes sources d’inquiétudes sont nombreuses tant les réformes adoptées ces dernières années ne me semblent pas toutes aller dans le bon sens.





J’aurais notamment pu évoquer ma très grande inquiétude quant à cette réforme territoriale qui se met en place. Je crains ses effets sur l’autonomie des collectivités locales, sur la perte de proximité et sur son effet désastreux pour la ruralité.

J’aurais pu évoquer la réforme de la dépendance à venir et ses effets pour les personnes âgées et pour les finances du Conseil Général,

J’aurais pu évoquer le financement des services d’incendie et de Secours,

Mais je préfère chercher la solution plutôt que subir le problème et me concentrer sur nos réalisations communes, Etat/Conseil Général.

Les Ardéchois n’attendent pas de leurs élus qu’ils courbent l’échine. Et même dans l’adversité je veux garder leur intérêt comme cap et l’optimisme comme moteur.





Mais toujours au nom de ce respect mutuel, je souhaite vous relayer et à travers vous au gouvernement, mes inquiétudes quant à l’annonce de la suppression de plusieurs milliers de postes de professeurs.

Je vous le dis simplement «  J’ai peur ». Lorsqu’une nation parait renoncer à l’éducation de ses enfants, oui, j’ai peur !

Peur de ces chiffres qui circulent et qui annoncent une vingtaine de postes en moins en Ardèche.

Je sais qu’il y a au niveau national une baisse des effectifs scolaires.

Je sais qu’elle est particulièrement forte dans certaines académies plutôt que d’autres.

Mais l’Ecole avec un grand E est le cœur battant de notre république.

C’est la dernière garante de l’égalité des chances !

C’est elle qui permet encore de croire que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Il ne peut y avoir plus de progrès dans un pays où il y aurait moins d’école.

Je suis d’accord pour dire que le nombre de professeurs ne peut pas être le seul indicateur.

Mais on n’apprend pas de la même façon à 35 ou à 25 élèves par classe. Je pense également à la scolarisation des plus jeunes. Elle a fait ses preuves, notamment dans les milieux les plus défavorisés.

Le Conseil Général remplit les missions qui lui sont confiés pour garantir de bonnes conditions de scolarité. Chaque année, nous investissons près de 7 millions d’€ dans nos collèges. Grosso modo, cela fait un nouveau collège par an. L’année dernière ce fut Les Vans et Annonay. Cette année ce sera Roqua à Aubenas, et le démarrage des travaux à Saint Cirgues en Montagne.

C’est également le transport des collégiens mais aussi des primaires et des lycéens pour 23 millions d’€ par an.




C’est également les cartables allégés pour les élèves de 6ème, les espaces numériques de travail, les efforts sur les produits alimentaires servis dans nos restaurants scolaires, ou encore l’aide aux communes pour aménager les écoles.

Tant sur les bâtiments que sur la partie éducative, nous ne ménageons pas nos efforts.

Chaque € supplémentaire dans l’Ecole, c’est autant de chances en plus pour nos élèves car c’est tout simplement la promesse d’un avenir meilleur.

Je souhaite aborder devant vous un autre dossier emblématique de notre département, celui de la grotte Chauvet et de son espace de restitution.

Les étapes se succèdent. Les architectes sont choisis. Les premières fouilles et travaux préalables vont commencer dès ce mois de janvier.

C’est donc parti ! C’est une chance fabuleuse pour l’Ardèche, pour son développement, pour son tourisme et tout simplement son rayonnement !




Mais c’est aussi une responsabilité immense que d’avoir sur son territoire les plus vieilles peintures de l’humanité que nous voulons faire classer au patrimoine mondial à l’horizon 2013. Cela nous oblige.

C’est indéniable, Chauvet sera demain un atout pour le rayonnement de l’Ardèche.

Mais, comme aujourd’hui,

l’Ardèche ne se résume pas aux gorges

Demain,

l’Ardèche ne se résumera pas à Chauvet.

Nous avons tant d’autres raisons d’être fiers de notre si beau département.

Tant de raisons d’être fiers et de défendre notre patrimoine commun, qu’il soit naturel, culturel ou historique.



Cela ne prouve pas tout mais c’est un petit signe qui ne trompe pas lorsqu’un ministre de la culture vient plusieurs fois dans l’année pour découvrir un festival de piano à Saint Agrève, la grotte Chauvet, le site d’Alba ou encore le festival de Lussas.

Cela ne prouve pas tout mais lorsque près de 15 000 personnes se rassemblent autour du vélo sur nos si belles routes d’Ardèche, de l’amateur au professionnel, c’est bien que notre département n’est pas seulement un joyau naturel.

Cette année ça sera d’ailleurs la 20ème édition de l’Ardéchoise. C’est la promesse d’un moment exceptionnel ! Le dossard numéro 1 sera même porté par un centenaire.

Je profite de cette tribune pour encourager tous ceux qui n’ont jamais tenté l’expérience de l’Ardéchoise à se lancer.

C’est une ambiance exceptionnelle, une occasion unique de découvrir notre département. C’est surtout une formidable démonstration de force du monde associatif et de la volonté populaire ardéchoise.




Aucun modèle commercial n’aurait permis cette manifestation qui appartient désormais à notre patrimoine immatériel.

J’aurais encore tant d’autres raisons d’être fier de l’Ardèche et de saluer les hommes et les femmes qui sont l’âme de ce département.

Cette Ardèche qui malheureusement a perdu en 2010 l’un de ses plus grands ambassadeurs avec la mort de Jean Ferrat.

Jean Ferrat savait mieux que quiconque la chanter,

Il a su mieux que quiconque saisir et raconter ce vivre ensemble ardéchois,

Avec sa disparition, c’est un très grand monsieur qui s’est éteint.

Je lui emprunterai quelques vers de ses chansons pour conclure.




Lui qui nous a chanté :

« Ils quittent un à un le pays pour s'en aller gagner leur vie loin de la terre où ils sont nés »

Aujourd’hui, c’est l’ailleurs qui vient au pays ! L’Ardèche est devenue une terre d’accueil et de projets !

Depuis 10 ans maintenant, l’Ardèche a gagné en habitants.

30 000, soit 1/10ème de sa population !

Je sais que le vivre ensemble ardéchois, la solidarité dont je vous parlais tout à l’heure, la volonté de jouer collectif, le souci permanent de faire attention à l’autre expliquent pour une large part cette forte attractivité.

Il reste encore tant de choses à faire, à améliorer !

mais soyons fiers de cette terre, soyons fiers de ceux qui la mettent en mouvement, soyons fiers de ce qu’elle nous donne.

Ensemble, solidaires, continuons d’écrire son histoire.

Pour que demain elle soit toujours plus accueillante, encore plus agréable à vivre et plus juste.

Cette ambition qui guidera mon action en 2011. C’est cette ambition que je voudrais aussi vous faire partager pour l’année qui arrive, une année que je vous souhaite colorée, vivifiante, gaie, entreprenante et enthousiasmante.

Meilleurs vœux à toutes et à tous !

Monsieur le Préfet,

Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs

Je vous remercie d’avoir répondu si nombreux à notre invitation pour cette traditionnelle cérémonie des vœux.

L’occasion m’est donnée, en mon nom et celui de ma compagne Sabine, mais aussi au nom des élus et des agents du Conseil Général, de vous adresser mes vœux les plus sincères de très bonne et heureuse année 2011.

Mes vœux s’adressent en particulier à vous, Monsieur le Préfet, ainsi qu'à votre épouse Florence Je sais que l'un et l'autre vous connaissez à présent bien notre terre d'Ardèche, j'aurais tendance à dire en "ardéchois" fier de son pays, que vous méritez à présent la nationalité vivaroise.

Cette cérémonie se veut un moment incontournable de la vie publique, elle est toujours l’occasion de marquer une pause : s’arrêter un instant sur l’année écoulée et dresser les perspectives de celle à venir.

L’année 2010 a été difficile. La crise a continué de produire ses terribles effets.

Au Conseil général, plus que jamais nous avons placé notre action sous le signe de la solidarité. Et plus que jamais il nous faudra continuer.

Notre département a plutôt mieux résisté que les autres départements de notre région à l’insupportable augmentation du chômage.

Pour autant, le chômage est encore bien trop élevé.

Beaucoup trop de nos entreprises ont du mettre la clé sous la porte !

D’autres ont vu leur activité ralentir.

De nombreux salariés sont aujourd’hui inquiets pour leur avenir ; beaucoup enchaînent les petits boulots et pire, une proportion importante de nos jeunes ne croient plus en leur avenir professionnel.

Rien n’est pire que de penser qu’une génération aura mieux vécu que celle qui va lui succéder ! ce serait une rupture dans la dynamique de progrès. Notre responsabilité d’élu est immense de ce point de vue.

Impossible de se résigner. En matière économique aussi, il n’y a pas de fatalité !

S’il est un domaine où il faut absolument jouer collectif, c’est bien dans la bataille pour l’emploi. Pas de querelle de clocher, pas de concurrence stupide, tous ensemble, nous devons mobiliser toutes nos énergies.

Il faut et nous y veillons en permanence avec Monsieur le Préfet, imaginer sans cesse de nouvelles solutions de soutien aux entreprises en difficulté mais aussi d’accompagnement de projets innovants ou structurants.

En jouant collectif, on pratique ce que les économistes appellent l’effet levier. Plus simplement, disons qu’en jouant collectif, on évite le saupoudrage inutile, on concentre nos moyens sur l’essentiel.

Par exemple cette année, le Conseil Général a investi plus de 500 000 € dans les opérations rurales collectives. Elles aident les artisans et les commerçants à se moderniser.

C’est une véritable réussite puisqu’au cours de ces trois dernières années, près de 300 entreprises ardéchoises ont bénéficié de cette aide.

Mais ces opérations, nous ne les menons pas seuls. L'Etat, la Région, les communautés de communes, les chambres consulaires, les unions commerciales, tout le monde participe et joue le jeu. C’est ça la dynamique territoriale. C’est ça l’effet levier.

Et je peux vous dire la même chose pour les 1 M€ investis par le Conseil Général pour le soutien aux entreprises en difficulté ou encore pour les 300 000 € pour l’aide à l’innovation des PMI/PME.

Cette bataille pour l’emploi, elle doit se mener partout.

Dans des secteurs aussi essentiels que le tourisme, l’agriculture, l’artisanat, là aussi nous accompagnons les professionnels.

Là aussi, nous mettons tout en œuvre pour faire émerger les nouveaux projets, pour consolider les activités existantes.

Il ne nous appartient pas de faire l’économie. Les chefs d’entreprises, petits ou grands, sont là pour ça et je veux saluer le courage des entrepreneurs ardéchois dans un contexte difficile. En revanche, il nous appartient de créer les conditions du développement économique de l’Ardèche.

Dans cette bataille, la réalisation d’équipements structurants joue un rôle déterminant.

Je pense notamment aux télécommunications et aux réseaux numériques de l’Ardèche.

Aujourd’hui Internet modifie en profondeur nos modes de vie et nos pratiques économiques. C’est une formidable chance pour nos territoires à condition qu’ils soient connectés.

On ne pouvait donc pas rester les bras croisés face à un tel enjeu et une telle révolution. C’est pour ça que nous avons injecté sur ces trois dernières années plus de 10 millions € pour doter l’Ardèche du premier réseau public français de haut - débit.

Avec l’ensemble des partenaires et ce fameux effet levier, c’est plus de 100 millions € investis.

Ca y est l’équipement est désormais opérationnel !

Les premiers raccordements ont eu lieu. A terme c’est près de 99 % de la population et quasiment toutes les entreprises qui auront accès au haut débit ou très haut débit filaire.

C’est une formidable chance pour le développement de l’Ardèche et donc pour l’emploi.

Je sais qu’en matière économique, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Tout n’est pas rose. Mais cette volonté collective, cette mobilisation de tous les acteurs est une condition indispensable de la réussite.

Puisque nous quittons 2010, j’ose un rapide retour en arrière sur l’épopée de notre équipe de foot au mondial en Afrique du Sud.

C’est ce collectif qui leur a fait défaut. Ils ont cru qu’ils suffisaient d’additionner les individualités. C’était oublier cette leçon simple du foot mais aussi de la vie : On ne gagne pas tout seul !

Puisque je viens de vous parler d’équipements structurants et de développement économique, je souhaite poursuivre mon propos en vous parlant de nos routes.

Elles sont les veines de l’Ardèche. Ce sont elles qui relient l’Ardèche du Nord, à celle du Sud, de la montagne à nos vallées.

Cette année encore, plus que jamais notre priorité aura été double.

Entretenir les plus petites de nos routes et faciliter l’accès, le développement, le contournement des grands pôles économiques de l’Ardèche.

Je sais qu’il reste encore beaucoup à faire. Mais tout de même, soyons justes. Nos routes ont connu des améliorations notables et notre niveau d’investissement pour maintenir à en état notre réseau demeure très élevé.

En 2011 sera réalisée la déviation d’Aubenas ! et celle d’Annonay démarrera!

Nous poursuivrons les travaux d’amélioration de la liaison Privas / Vallée du Rhône.

Le contournement du Teil, sur la RN102 est enfin financé et la DUP est en cours, opération co-produite par l’Etat et le Conseil général pour 50 M€.

Le désenclavement des Boutières deviendra réalité !

La dorsale qu’est la route départementale 86 connaîtra d’importants travaux notamment dans sa partie valentinoise.

Enfin nous engagerons les premières études sur l’axe structurant du Sud, la RD 104 d’Aubenas à Alès. Une première réunion avec les élus locaux se tiendra d’ailleurs la semaine prochaine.

Cela représentera un effort financier de 40 millions €.

Ce n’est pas rien, autant de millions d’€ d’investissement par an !

Ces investissements sont d’autant plus importants qu’ils ont aussi des vertus économiques. Ils donnent du travail à des entrepreneurs ardéchois ou de notre région. Ils créent de l’emploi.

Globalement chaque année le Conseil Général investit près de 100 millions €. En aménageant, en équipant, en construisant, nous contribuons par ce qu’on appelle la commande publique à favoriser l’emploi local, à amortir la crise.

Dans le contexte actuel, ce n’est pas la moindre des vertus !

Je vous le disais au début de mon propos, plus que jamais cette nouvelle année doit être placée sous le signe de la solidarité.

Plus que jamais il nous faut accompagner ceux qui en ont besoin, n’abandonner aucun territoire ni aucun d’entre nous.

Cette année encore, la solidarité à l’égard de nos aînés, des personnes handicapées ou des publics les plus en difficultés restera une priorité absolue.

Cette année encore, par les sommes mobilisées, (plus de la moitié de notre budget), par la qualité du service rendu, par l’écoute, par la disponibilité, nous serons solidaires avec ceux que la vie n’a pas épargné.

C’est notre mission. Elle donne du sens à l’action que mène le Conseil Général mais la tâche est immense et les besoins ne cessent de grandir.

Là aussi, je ne me résigne pas. Bien au contraire !

Je ne me résoudrai jamais à accepter une société où l’individuel aurait pris le pas sur le collectif, où le verbe avoir semble plus important que le verbe être.

Et finalement, jamais rien ne sera aussi efficace qu’une société qui cultive l’entraide et la générosité.

C’est avec cette philosophie que pierre par pierre, avec l’ensemble des conseillers généraux, nous construisons notre action.

Vous l’aurez compris, c’est tout le sens de mon discours, je crois à l’action collective.

Je crois en notre avenir, en une Ardèche toujours plus solidaire, plus juste et plus agréable à vivre.

Vous le savez, Monsieur le Préfet, je suis profondément attachés aux valeurs qui fondent notre République.

L’un et l’autre, nous aimons trop notre pays et ce département pour laisser des jeux politiques prendre le pas sur l’intérêt collectif.

Nous avons su instaurer l’un l’autre un véritable rapport de confiance, basé sur un profond respect mutuel et je m’en félicite tous les jours !

Alors au nom de ce même respect, de cet intérêt collectif, nous avons toujours su faire la part des choses.

Ne jamais polémiquer inutilement, en restant nous-mêmes, attachés à nos convictions et à nos valeurs.

Pourtant les sujets ne manquaient pas et ne manquent pas.

Mes sources d’inquiétudes sont nombreuses tant les réformes adoptées ces dernières années ne me semblent pas toutes aller dans le bon sens.

J’aurais notamment pu évoquer ma très grande inquiétude quant à cette réforme territoriale qui se met en place. Je crains ses effets sur l’autonomie des collectivités locales, sur la perte de proximité et sur son effet désastreux pour la ruralité.

J’aurais pu évoquer la réforme de la dépendance à venir et ses effets pour les personnes âgées et pour les finances du Conseil Général,

J’aurais pu évoquer le financement des services d’incendie et de Secours,

Mais je préfère chercher la solution plutôt que subir le problème et me concentrer sur nos réalisations communes, Etat/Conseil Général.

Les Ardéchois n’attendent pas de leurs élus qu’ils courbent l’échine. Et même dans l’adversité je veux garder leur intérêt comme cap et l’optimisme comme moteur.

Mais toujours au nom de ce respect mutuel, je souhaite vous relayer et à travers vous au gouvernement, mes inquiétudes quant à l’annonce de la suppression de plusieurs milliers de postes de professeurs.

Je vous le dis simplement «  J’ai peur ». Lorsqu’une nation parait renoncer à l’éducation de ses enfants, oui, j’ai peur !

Peur de ces chiffres qui circulent et qui annoncent une vingtaine de postes en moins en Ardèche.

Je sais qu’il y a au niveau national une baisse des effectifs scolaires.

Je sais qu’elle est particulièrement forte dans certaines académies plutôt que d’autres.

Mais l’Ecole avec un grand E est le cœur battant de notre république.

C’est la dernière garante de l’égalité des chances !

C’est elle qui permet encore de croire que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Il ne peut y avoir plus de progrès dans un pays où il y aurait moins d’école.

Je suis d’accord pour dire que le nombre de professeurs ne peut pas être le seul indicateur.

Mais on n’apprend pas de la même façon à 35 ou à 25 élèves par classe. Je pense également à la scolarisation des plus jeunes. Elle a fait ses preuves, notamment dans les milieux les plus défavorisés.

Le Conseil Général remplit les missions qui lui sont confiés pour garantir de bonnes conditions de scolarité. Chaque année, nous investissons près de 7 millions d’€ dans nos collèges. Grosso modo, cela fait un nouveau collège par an. L’année dernière ce fut Les Vans et Annonay. Cette année ce sera Roqua à Aubenas, et le démarrage des travaux à Saint Cirgues en Montagne.

C’est également le transport des collégiens mais aussi des primaires et des lycéens pour 23 millions d’€ par an.

C’est également les cartables allégés pour les élèves de 6ème, les espaces numériques de travail, les efforts sur les produits alimentaires servis dans nos restaurants scolaires, ou encore l’aide aux communes pour aménager les écoles.

Tant sur les bâtiments que sur la partie éducative, nous ne ménageons pas nos efforts.

Chaque € supplémentaire dans l’Ecole, c’est autant de chances en plus pour nos élèves car c’est tout simplement la promesse d’un avenir meilleur.

Je souhaite aborder devant vous un autre dossier emblématique de notre département, celui de la grotte Chauvet et de son espace de restitution.

Les étapes se succèdent. Les architectes sont choisis. Les premières fouilles et travaux préalables vont commencer dès ce mois de janvier.

C’est donc parti ! C’est une chance fabuleuse pour l’Ardèche, pour son développement, pour son tourisme et tout simplement son rayonnement !

Mais c’est aussi une responsabilité immense que d’avoir sur son territoire les plus vieilles peintures de l’humanité que nous voulons faire classer au patrimoine mondial à l’horizon 2013. Cela nous oblige.

C’est indéniable, Chauvet sera demain un atout pour le rayonnement de l’Ardèche.

Mais, comme aujourd’hui,

l’Ardèche ne se résume pas aux gorges

Demain,

l’Ardèche ne se résumera pas à Chauvet.

Nous avons tant d’autres raisons d’être fiers de notre si beau département.

Tant de raisons d’être fiers et de défendre notre patrimoine commun, qu’il soit naturel, culturel ou historique.

Cela ne prouve pas tout mais c’est un petit signe qui ne trompe pas lorsqu’un ministre de la culture vient plusieurs fois dans l’année pour découvrir un festival de piano à Saint Agrève, la grotte Chauvet, le site d’Alba ou encore le festival de Lussas.

Cela ne prouve pas tout mais lorsque près de 15 000 personnes se rassemblent autour du vélo sur nos si belles routes d’Ardèche, de l’amateur au professionnel, c’est bien que notre département n’est pas seulement un joyau naturel.

Cette année ça sera d’ailleurs la 20ème édition de l’Ardéchoise. C’est la promesse d’un moment exceptionnel ! Le dossard numéro 1 sera même porté par un centenaire.

Je profite de cette tribune pour encourager tous ceux qui n’ont jamais tenté l’expérience de l’Ardéchoise à se lancer.

C’est une ambiance exceptionnelle, une occasion unique de découvrir notre département. C’est surtout une formidable démonstration de force du monde associatif et de la volonté populaire ardéchoise.

 

 

 

Aucun modèle commercial n’aurait permis cette manifestation qui appartient désormais à notre patrimoine immatériel.

J’aurais encore tant d’autres raisons d’être fier de l’Ardèche et de saluer les hommes et les femmes qui sont l’âme de ce département.

Cette Ardèche qui malheureusement a perdu en 2010 l’un de ses plus grands ambassadeurs avec la mort de Jean Ferrat.

Jean Ferrat savait mieux que quiconque la chanter,

Il a su mieux que quiconque saisir et raconter ce vivre ensemble ardéchois,

Avec sa disparition, c’est un très grand monsieur qui s’est éteint.

Je lui emprunterai quelques vers de ses chansons pour conclure.

Lui qui nous a chanté :

« Ils quittent un à un le pays pour s'en aller gagner leur vie loin de la terre où ils sont nés »

Aujourd’hui, c’est l’ailleurs qui vient au pays ! L’Ardèche est devenue une terre d’accueil et de projets !

Depuis 10 ans maintenant, l’Ardèche a gagné en habitants.

30 000, soit 1/10ème de sa population !

Je sais que le vivre ensemble ardéchois, la solidarité dont je vous parlais tout à l’heure, la volonté de jouer collectif, le souci permanent de faire attention à l’autre expliquent pour une large part cette forte attractivité.

Il reste encore tant de choses à faire, à améliorer !

mais soyons fiers de cette terre, soyons fiers de ceux qui la mettent en mouvement, soyons fiers de ce qu’elle nous donne.

Ensemble, solidaires, continuons d’écrire son histoire.

Pour que demain elle soit toujours plus accueillante, encore plus agréable à vivre et plus juste.

Cette ambition qui guidera mon action en 2011. C’est cette ambition que je voudrais aussi vous faire partager pour l’année qui arrive, une année que je vous souhaite colorée, vivifiante, gaie, entreprenante et enthousiasmante.

Meilleurs vœux à toutes et à tous !


Discours des voeux aux corps constitués, Privas
 
Mentions légales | Plan du site | Newsletter | Contact

©2011-2012 Copyright Pascal Terrasse  / Conception: Iziclic