28 Jan |
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| Le projet de loi de finances 2009 baisse de 42 % le montant consacré aux actions déconcentrées sur le conseil conjugal et familial, qui passe de 2,5 millions d’euros à 1,5 million. Un tiers des 70 associations départementales de Planning Familial risque donc de disparaître. Né en 1956, le Planning familial fédère 68 associations oeuvrant en faveur de la contraception, de l'avortement, et, plus largement, de l'égalité hommes/femmes. Dans les permanences, jeunes et moins jeunes peuvent trouver de l'information sur la sexualité, la pilule ou l'IVG, mais aussi des groupes de parole sur les violences faites aux femmes ou les rapports filles/garçons. Parce qu'elles relaient les politiques gouvernementales sur l'avortement ou la contraception, ces associations bénéficient d'une aide publique : les centaines de milliers d'heures de "conseil conjugal et familial" dispensées tous les ans par le Planning sont rémunérées par l'Etat. Pour beaucoup de structures, ce soutien est vital : le budget d'une association sur cinq dépend à plus de 75 % de ces subventions. A Noël, le Planning de Marseille, qui gère un budget annuel de 800 000 euros, a fermé ses portes au public. Les permanences avaient lieu dans des locaux trop exigus pour recevoir les 7 000 personnes qui venaient tous les ans. Les aides de l'Etat ne représentent que 7 % du budget de l'association marseillaise, mais les permanences supprimées à Noël faute de locaux ne pourront pas reprendre sans ce coup de pouce financier. En attendant mieux, le Planning a organisé hier un accueil symbolique sur le trottoir. Au-delà de l’avenir du Planning Familial, il semble cependant que l’Etat renie son devoir d’éducation à la sexualité, et le droit des personnes à une information sur les droits sexuels et reproductifs tels qu’inscrits dans la loi Neuwirth.
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