16 Mar |
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L’accès pour tous à la santé est l’un des piliers de notre république, l’un des fondements de notre pacte social. Or ces 5 ans dernières années ont été terribles. Elles ont abîmé notre système de santé. Elles ont instauré une médecine à deux vitesses. Elles ont désabusé bon nombre de professions médicales. Ils ont du sans cesse palier à la baisse des moyens. C’est désormais l’impression d’être toujours sur la corde qui domine. Sans le dévouement, sans le professionnalisme de tous les personnels médicaux et en particulier ceux dont on ne parle jamais comme les aides soignants et les agents des services hospitalier (ASH), la situation serait encore plus préoccupante. D’autre part de plus en plus de nos concitoyens renoncent à se soigner faute d’argent pour le faire. Près de 1 sur 4 selon une récente étude. Ce chiffre est vertigineux. Enfin les déserts médicaux n’ont fait que s’agrandir au cours de ces cinq dernières années ; Le bilan est dramatique. Nous ne pouvons accepter cette situation. Il est urgent de renouer avec l’excellence de notre système de santé et de permettre à chacun de pouvoir bien se soigner partout sur notre territoire. François Hollande en a fait une priorité. L’hôpital devra être au cœur de cette réforme. 76% des Français estiment que les moyens humains et techniques dont disposent les hôpitaux sont insuffisants. Il faut leur redonner les moyens humains et financiers de fonctionner. Pour cela la tarification sera revue pour mettre fin à l’assimilation de l’hôpital avec les établissements privés. Les hôpitaux ne devront plus être vu comme un service public et non plus comme ça été le cas ces dernières années comme une entreprise. Ce qu’on appelle la convergence tarifaire sera donc abandonnée. ll n’y a pas d’un côté la médecine des grandes villes et de l’autre côté celle des banlieues ou des zones plus éloignées et rurales. Or la politique conduite ces dernières années a accentué ces disparités. En Ardèche, nous le savons bien. Nous avons du lutter ces dernières années pour maintenir ce grand service public de l’hôpital. Dans ce maillage territorial indispensable, les hôpitaux de plus petites tailles jouent un rôle essentiel. Je pense notamment au Centre Hospitalier de Privas. Il permet à tout un bassin de vie d'avoir accès à des soins de qualité, à des urgences et une maternité. Ces centres hospitaliers de tailles moyennes qui équipent nos territoires seront maintenus et renforcés. Pour lutter contre les déserts médicaux, une meilleure répartition des médecins sera encouragée. Cela passera notamment par la création de pôles de santé de proximité dans chaque territoire. Le mode de rémunération des médecins sera également revu avec l’augmentation de la part forfaitaire. Cela contribuera aussi à une meilleure prise en compte de la santé publique. L’accès aux soins d’urgence devra aussi être une priorité. Chaque français devra pouvoir accéder en trente minutes à un centre d’urgence. Pour garantir l’égal accès aux soins de tous les Français, les dépassements d’honoraires seront encadrés et une baisse du prix des médicaments favorisée. Enfin le droit le droit d’entrée dans le dispositif de l’aide médicale d’État sera supprimé. Ces mesures vont naturellement coûter de l’argent. Bien sûr, il n’est pas question aujourd’hui de promettre ce que nous ne pourrons pas tenir. Il nous faut tenir un discours de vérité mais nous ne pouvons pas demander de rétablir les comptes de la Sécurité sociale, de l’Assurance Maladie sur le dos des malades. Il faudra donc chercher des ressources nouvelles Cela passera notamment par la contribution de l’ensemble des revenus du travail mais aussi du capital. Ces propositions répondent à une urgence, à un besoin devenu vital si nous voulons permettre à nos concitoyens de pouvoir bien se soigner.
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