13 Mai |
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Voici sous forme d'un entretien les raisons de ma candidature et comment je compte exercer mon mandat si les ardéchois me renouvellent leur confiance. ·Pascal TERRASSE, au-delà de l’élu, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’homme ? » J’ai 47 ans, deux filles de 9 et 13 ans et j’habite à Saint-Montan. Mon épouse est enseignante. Mon père était artisan menuisier, mes grands- parents agriculteurs. Mes racines sont en Ardèche où j’ai grandi. J’ai travaillé 5 ans à la Mairie du Teil puis à Cruas comme directeur de la maison de retraite avant d’être élu Conseiller général du canton de Bourg-Saint-Andéol puis Député.
« Quel est le moteur de votre action ? » Je m’attache à rester accessible. Lorsqu’on me qualifie « d’élu de terrain », j’en suis plutôt fier et je crois que personne ne le conteste. C’est ma sensibilité, ma façon d’être. J’ai besoin de cette proximité. Elle est le meilleur moyen de ne pas se couper des réalités. Je reçois dans mes permanences des retraités qui doivent se serrer la ceinture, des jeunes qui sont désespérés de ne pas trouver d’emploi ou des mamans qui élèvent seules leurs enfants et qui n’arrivent pas toujours à faire face. Je dois entendre leurs souffrances. Les élus ne doivent pas se résigner et encore moins s’enfermer dans une bulle. Je ne suis pas un élu qui fuit. J’ai un devoir vis-à-vis des Ardéchois. C’est cette attente qui constitue le moteur de mon engagement. « Quelle est votre ambition pour l’Ardèche ? » Le rôle d’un élu, c’est de se projeter dans l’avenir et pas seulement de gérer le quotidien. Je connais ce département sur le bout des doigts. Je suis fier des Ardéchois, de notre territoire, de sa culture et de son histoire. Je souhaite que chacun puisse vivre et travailler au pays. Cela suppose de pouvoir se former, se soigner, se cultiver, consommer, entreprendre, innover, se déplacer, se loger, etc. Mon ambition, c’est de rendre tout cela possible. L’Ardèche attire de la population et véhicule une image positive. Je veux montrer qu’au-delà de l’image, on peut construire son projet de vie en Ardèche. « Qui est votre suppléant ? » C’est Hervé Saulignac, Vice président du Conseil régional et 1er Vice-président du Conseil général. Grâce à lui, la région Rhône-Alpes est au service de l’Ardèche. Nous travaillons ensemble depuis longtemps, son expérience et sa connaissance du territoire seront utiles et précieuses. « Quels sont vos domaines de prédilection ? » J’ai toujours suivi les questions de santé et tout ce qui concerne les personnes âgées, les retraites, la dépendance et les personnes handicapées. Ce sont les spécialités pour lesquelles je suis souvent sollicité au niveau national. Ces thèmes me passionnent ! Ce sont les enjeux de demain. Je suis aussi membre de la commission des finances à l’Assemblée nationale où je plaide pour une réforme fiscale juste et équitable. Aujourd’hui, c’est sur les classes moyennes que l’impôt pèse le plus. On a atteint les limites et ce n’est plus acceptable. « Quel Député êtes vous ? » J’essaie d’être moi-même et surtout d’être cohérent c’est-à-dire de ne pas tenir un discours à l’Assemblée Nationale et un autre en Ardèche. Je l’ai prouvé par mes votes. Je suis suffisamment connu pour ne pas cacher mes convictions. En même temps, chacun sait que je suis quelqu’un d’ouvert au dialogue. J’aime la confrontation et je respecte ceux qui ne pensent pas comme moi. Je ne suis pas un élu béni-oui-oui. Je revendique ma liberté de parole et de ton depuis toujours. J’en fais régulièrement la démonstration, notamment lorsque j’interpelle le Gouvernement sur les gaz de schiste, sur le mécanisme de stabilité financière ou sur l’augmentation des impôts des classes moyennes. Par ailleurs, j’essaye de montrer qu’on peut rester un homme de terrain, disponible, et faire du bon travail législatif. J’ai tenu chaque mois des permanences à Privas, au Cheylard, au Teil, à La Voulte-sur-Rhône et à Bourg-Saint- Andéol. Dans le même temps, je me suis efforcé d’œuvrer quotidiennement au développement de notre territoire. Je ne peux pas tout citer mais je pense au contournement du Teil et aux plus de 30 millions d’euros investis sur nos routes. Je pense aussi à l’action que j’ai engagée pour la rénovation de nos maisons de retraite, au développement du réseau internet haut débit ou encore au financement de nombreux équipements pour nos petites communes. Et puis il y a les situations de crise qu’il faut savoir affronter. J’ai été de tous les combats pour soutenir nos hôpitaux, nos écoles et nos entreprises aux côtés des salariés et des usagers.·
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