07 Fév |
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Depuis 5 ans, le ministère de l’Education Nationale a connu une véritable purge avec 80 000 postes de professeurs en moins qui représente une baisse des effectifs de 10 %. Les effets de cette politique sont aussi concrets qu’immédiats : moins de professeurs, des classes surchargées, une formation des enseignants devenue quasi inexistante, la fin de la scolarisation des moins de 3 ans, la fin des dispositifs d’aides aux élèves les plus en difficultés… La liste est longue et malheureusement l’année 2012 ne fera pas exception. En Ardèche, la rentrée scolaire s’annonce très agitée en raison du choc démographique, de l'absence de postes en réserve et de l’exaspération des parents qui n’acceptent pas que ce soient leurs enfants qui soientsacrifiés sur l’autel de la rigueur. Malgré de nombreuses interventions d’élus de tous bords, et alors même que gronde la colère de nombreux enseignants, parents d’élève et défenseurs du service public d’Education, aucun moyen complémentaire n’a été accordé à l’Ardèche. Lors du Conseil départemental de l'Education nationale (CDEN) de l’Ardèche, la carte scolaire a donc été confirmée, à savoir la fermeture de 20 postes d'enseignants dans les écoles publiques maternelles et élémentaires de notre département. Cette suppression de postes a lieu alors que les effectifs d'élèves dans notre département sont en légère hausse. Les prévisions d'inscription retenues par l'Inspection académique sont loin de correspondre à la réalité et aux inscriptions attendues dans les secteurs des écoles concernées. Le nombre d’élèves par classe va atteindre des niveaux record puisque bien souvent nos enfants seront plus de 28 élèves par classe. La scolarisation des moins de 3 ans n’a pas été prise en compte. L’éducation prioritaire et le soutien aux élèves les plus en difficultés sont également mis à mal. Pascal Terrasse demande « l’état d’urgence éducatif » dans un pays qui renonce à former des enseignants, à investir sur ses propres enfants et à accompagner comme il se doit les élèves en difficultés sociales ou personnelles. L’école est au cœur de notre pacte républicain. Elle seule peut prétendre donner des chances identiques à chacun de nos enfants et constituer ainsi le principal investissement porteur d’avenir pour une nation. Elle doit être au cœur du débat présidentiel car elle pose tout simplement la question de l’avenir du monde dans lequel on vit. Pascal Terrasse dénonce particulièrement l’abandon du soutien aux enfants en difficultés scolaires et/ou personnelles nécessitant un suivi social, médical ou psychologique. Qu'en est-il alors de notre devise républicaine dont 2 de ses 3 piliers sont l'égalité et la fraternité ? Qu'en est-il de l'égalité des chances et de l’ascenseur social ? Quel avenir pour un système scolaire qui non seulement ne corrige plus les inégalités mais les amplifie ? Enfin, ce CDEN a marqué l'arrêt de la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans dans notre département. Aujourd'hui, encore 32% de ces enfants sont scolarisés contre 70% lorsque Lionel Jospin était Premier ministre. En 10 ans, l'Education nationale a perdu de nombreux moyens dont 16000 postes pour cette seule année. Jusqu’au bout, rien n’aura été épargné pour l’école de la République.
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