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07

Avr

La casse du service public de l'Education se poursuit PDF Imprimer Envoyer

Communiqué de presse :

 

Membre du Conseil départemental de l'Education nationale (CDEN), Pascal Terrasse a participé ce matin en Préfecture de l'Ardèche à la réunion qui statue sur les prévisions de postes de l'enseignement du 1er degré public, pour l'année scolaire à venir.

Malgré de nombreuses interventions, Pascal Terrasse a été confronté à la fermeté de l'Inspectrice d'académie qui a confirmé et maintenu les objectifs qui étaient les siens, à savoir la fermeture de 20 postes d'enseignants dans les écoles publiques maternelles et élémentaires de notre département.

Cette suppression de postes a lieu alors que les effectifs d'élèves en Ardèche sont en légère hausse. Les prévisions d'inscription retenues par l'Inspection académique sont loin de correspondre à la réalité et aux inscriptions attendues dans les secteurs des écoles concernées.

Parmi ces 20 postes supprimés, 8 correspondent à des centres médico-psycho-pédagogiques, à des RASED (réseau d'aides spécialisées aux enfants en difficulté) ou au remplacement de directeurs d'école dans le cadre de leur décharge.

Pascal Terrasse entend dans ces choix, premièrement, la confirmation par le gouvernement de François Fillon qu'un enseignement de qualité avec des effectifs d'élèves par classe raisonnés ne fait définitivement pas partie de ses objectifs. La France s'illustrant déjà par son niveau, en bas du classement des pays de l'OCDE pour le taux d'encadrement des élèves du primaire, la droite gouvernementale doit vouloir faire battre un triste record à notre pays. En Ardèche, ce sont des classes de 28 élèves qui ouvriront dans certaines écoles maternelles.

Deuxièmement, il entend que le soutien aux enfants en difficultés scolaires et/ou personnelles nécessitant un suivi social, médical ou psychologique ne correspond plus à aucun engagement de l'Etat. Qu'en est-il alors de notre devise républicaine dont 2 de ses 3 piliers sont l'égalité et la fraternité ? Qu'en est-il de l'égalité des chances ? N'aiderions-nous donc plus les élèves en échec, n'apporterions-nous donc plus d'attention particulière à ceux-là, pour qu'eux aussi aient la chance de réussir ?

En Ardèche, il annonce déjà une rentrée scolaire très agitée en raison du choc démographique et de l'absence de postes en réserve.

De plus, ce recul du service public d'Education impliquant des déplacements plus importants va impacter le coût des transports scolaires organisés par le département, au même moment par ailleurs où les collectivités locales et l'Etat doivent réfléchir à des solutions pour réduire les gaz à effet de serre.

Enfin, ce CDEN a marqué l'arrêt de la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans dans notre département. Aujourd'hui, encore 32% de ces enfants sont scolarisés contre 70% lorsque Lionel Jospin était Premier ministre. En 10 ans, l'Education nationale a perdu de nombreux moyens : 16000 postes pour cette seule année.

De leur côté, les socialistes proposent la création d'un service public de la petite enfance (de 0 à 3 ans) et des moyens complémentaires pour éviter l'hémorragie d'une France abîmée par la vision comptable et financière des services publics de Nicolas Sarkozy.


La casse du service public de l'Education se poursuit
 
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