11 Oct |
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En cette journée d'action interprofessionnelle, j'apporte mon soutien à toutes celles et ceux qui dénoncent le programme d'austérité inadmissible du gouvernement. J'avais, dès les annonces de François Fillon en août dernier, dénoncé l'injustice des mesures et des choix imposés aux Français. Plutôt que réformer la fiscalité pour que chacun contribue à hauteur de ses moyens à l'effort collectif nécessaire pour redresser notre pays, ou aller chercher de nouvelles ressources là où elles se trouvent (taxe sur les transactions financières, suppression du dispositif des heures supplémentaires défiscalisées, mesures fiscales favorisant toujours les plus riches et le capital, etc.), le gouvernement a choisi de faire peser l'effort encore une fois sur les plus modestes, ceux qui souffrent le plus de la crise économique et sociale actuelle. J'ai notamment dénoncé la hausse de la taxe sur les organismes de complémentaire santé, qui n'est qu'une taxe insupportable sur les malades.
Que les choses soient claires : notre pays se trouve dans une situation extrêmement difficile, sans précédent depuis la seconde guerre mondiale. Il va falloir redresser le pays, et le chemin sera long et escarpé. Des efforts seront demandés à chacune et chacun d'entre nous. Nous en sommes, à gauche, tous conscients. Mais les choix du gouvernement sont injustes, et démontrent que ceux qui nous dirigent aujourd'hui se sont coupés des aspirations et des angoisses des Français, des difficultés qu'ils rencontrent quotidiennement pour se loger, se soigner, se nourrir et éduquer leurs enfants dans la sécurité. Nous avons aujourd'hui besoin d'une autre politique, qui réponde à ces aspirations et à ces angoisses. Il y a dans notre pays un profond désir de changement. Ce changement, les Français qui se sont mobilisés par millions dimanche pour le premier tour des primaires l'ont démontré, c'est la gauche qui le portera à la prochaine élection présidentielle. Le succès inédit de ces primaires a donné à la gauche une responsabilité immense : ne pas décevoir. Nous ne devons pas et ne ferons pas de promesse que nous ne pourrions tenir une fois que les Français nous auront porté au pouvoir. Mais tout ce que nous promettrons tiendra compte de ce que nous expriment nos concitoyens et sera dicté par un souci de justice et d'équité. Pour redresser le pays, et sortir de la crise, nous avons besoin d'une gauche juste qui tient ses engagements.
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