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16 décembre 2009
Emprunt Sarkozy
Beaucoup pour la communication, rien pour la sortie de crise

par Pascal Terrasse

Les annonces du président de la République ont confirmé les orientations de la commission Juppé – Rocard sur le grand emprunt. Rien de nouveau n’a été annoncé.

Au lieu des 100 milliards empruntés auprès des Français, cet emprunt Sarkozy, qui n’a de grand que le nom, sera finalement de 22 milliards et contracté auprès des marchés financiers. Alors que la France a déjà emprunté 250 milliards d’euros en 2009, ce nouvel emprunt relève surtout d’une opération de communication au détriment des finances publiques, avec un déficit qui pourrait dépasser 8,5% du PIB en 2010 et une dette qui pourrait représenter 80% du PIB.

Quant aux grandes orientations retenues pour les projets d’investissement, si elles reprennent largement celles avancées par le Parti socialiste depuis plusieurs mois (recherche, industrie et soutien à l’investissement des PME, technologies propres et durables), il est regrettable d’avoir dû attendre deux ans et demi pour les énoncer. Que de temps perdu pour investir dans l’avenir, surtout qu’il n’y a toujours pas de calendrier précis pour la mise en œuvre. Ces annonces relèvent d’une session de rattrapage après l’abandon de la recherche et de l’industrie dans les lois de finance depuis 2003.

Le suivi prévu, par une nouvelle structure, est à la fois lourd et peu démocratique. En démocratie, le meilleur conseil de surveillance, c’est le Parlement. La place faite aux intérêts privés dans la gestion d’une partie de l’emprunt est regrettable et prive l’Etat de leviers importants. À l’inverse, aucune place n’est faite aux régions alors que ce sont elles qui gèrent la formation professionnelle, qui effectuent la majorité des investissements publics, notamment dans les grandes infrastructures et, surtout, qui mènent le vrai plan de relance avec l’ensemble des collectivités locales.

Que de temps perdu aussi pour un plan de relance qui ne vient toujours pas et dont l’absence pénalise l’emploi et l’ensemble du tissu économique. L’emprunt Sarkozy n’apportera aucun soutien immédiat à l’activité économique et ne permettra pas de lutter contre l’explosion du chômage. La France a toujours besoin d’un plan de relance gouvernemental, surtout au moment où la consommation semble flancher. Il faut soutenir le pouvoir d’achat et aider les PME à passer le cap de la crise. Pour cela, il n’est pas besoin d’emprunter : la suppression du bouclier fiscal et des niches fiscales injustes permettrait de dégager au moins l’équivalent du montant de cet emprunt par an. Rien que pour 2010, ce sont 15 milliards de baisses d’impôts supplémentaires que le Président de la République a décidé : 12 milliards pour la taxe professionnelle et 3 milliards pour la baisse de la TVA dans la restauration.






  Emprunt Sarkozy
Commentaire du 16 décembre 2009
par Jean-François Vionnet

Je ne sais pas si mon commentaire est bien passé, alors je recommence, car je pense que vous, les élus peuvent faire quelque chose : Mal logés ou pas logé du tout. "Je veux, si je suis élu président de la république, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n’est plus choqués quand quelqu’un n’a pas de toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause." Nicolas Sarkozy

Voilà la lettre que Lucien et Béa viennent d’écrire pour nos élus. Je n’ai rien à rajouter, ou à retrancher, mais il faut absolument faire quelque chose pour les sans-logis, et les mal logés, avant d’aller se goberger à Copenhague, ou ailleurs. Ne croyez vous pas qu’avec un budget com de 7,5 millions qui ne sert pas à grand chose, on ne pourrait pas construire quelques bungalows où on pourrait loger quelques pauvres, individuellement, pour eux et leurs compagnons.

"Madame la députée, monsieur le député,

Nous voici rendus à la période annuelle de grand froid et je me permets d’attirer votre attention sur les conditions de vie des sans logis et les non mesures prises pour éradiquer la misère qu’ils représentent. Je me permets de vous rappeler la déclaration du candidat Nicolas Sarkozy lors de son meeting à Charleville Mézières le 18 décembre 2006 :
 " Je veux, si je suis élu président de la république, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n’est plus choqués quand quelqu’un n’a pas de toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause." Partant de ce postulat, je vous pose brutalement la question :
 " Qu’avez-vous fait aujourd’hui pour qu’un tel discours devienne réalité ?" Ma réponse est : Rien ! Vous n’avez même pas été capables de prendre des mesures de nature à réduire le nombre de ces malheureux. Si vous appartenez à l’opposition, il est curieux que vous restiez ainsi muet sur cette facette dégradante de notre pays, alors que votre rôle serait d’exiger l’application des promesses de campagne du Président et, bien évidemment de tous ceux qui ont été élus pour appliquer la politique qu’il préconisait alors. Si vous êtes de la majorité, honte à vous de préférer voter aveuglément des lois iniques comme celle qui a empêché l’interdiction d’une secte. Je comprends que s’occuper des SDF n’est ni gratifiant ni d’un rapport électoral majeur puisque ces personnes ne votent pas, mais si tel est le cas, vous démontrez de façon éclatante que votre soucis est plus axé sur votre carrière que sur la vie humaine car des femmes et des hommes meurent de froid et pas nécessairement à Paris. Pourquoi j’évoque Paris ? Parce que votre télévision nous montre des personnes qui vivent dans les rues de la capitale, et de préférence celles qui refusent l’hébergement collectif que vous proposez suite à un classement absurde du plan tout aussi absurde "grand froid". Absurde, car les sans abri ne meurent pas dans la rue seulement en hiver de même qu’ils ne meurent pas qu’à Paris, absurde, car des solutions pérennes existent et ne dépendent que de la seule volonté politique : la votre, absurde enfin parce que vous détournez votre regard vers les bénévoles et associations pour pallier votre incurie. Je vous le demande, au nom de ceux qui n’ont pas l’occasion de vous exprimer leur souffrance, légiférez si vous le souhaitez, mais pas dans le genre loi DALO qui ne sert pratiquement à rien, prenez ou faites prendre des mesures, des vrais, pour fournir des logements à tous ces abandonnés de la société dont le nombre prolifère par manque de soutien de l’Etat : votre soutien. Des casernes à présent inoccupées, des bâtiments publics inutilisés, des immeubles entiers que des particuliers gardent dans un but purement spéculatif, voilà quelques exemples de logements potentiels qu’il suffirait d’aménager pour fournir un abri annuel à tous ces pauvres gens, même si des travaux devraient être réalisés dont le financement pourrait provenir d’un prélèvement sur le "grand emprunt". En tout état de causes, je vous prie de reprendre connaissance de cette déclaration du président qui n’a pas tenu parole à ce jour et à qui vous pouvez, au nom de la cohésion nationale qui lui tient tant à coeur, rappeler son devoir de chef de l’état. Ne vous comportez pas comme un mouton suivant le berger, prenez l’initiative, exigez, par delà la peur de perdre votre siège, que le mot "solidarité" prenne un sens, exigez que plus personne ne meure dans la rue abandonné par la société dont vous êtes l’un des représentants. Nous sommes un groupe de blogueurs qui lançons un appel pour que les promesses en la matière soient tenues, et pas seulement dans le cadre des fêtes de fin d’année propices à l’"attendrissement" de la population, mais de manière immédiate et durable. Nous ne manquerons pas de "faire grandir" la chaîne qui est en train de se mettre en place jusqu’à ce que la réalité rejoigne le discours. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations citoyennes. L. Aymard"



Lien : mal logés





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