Pascal TERRASSE, Député et Président du Conseil général de l’Ardèche, membre du Conseil d’Orientation des Retraites, et membre du Conseil de surveillance de la CNAV, estime que le débat sur les retraites constitue un passage en force dans un climat délétère et malsain.
De rebondissements en atermoiements, le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique n’est plus en mesure de mener à son terme la réforme des retraites.
Dès le mois de juillet, le Gouvernement est passé en force sur le thème des retraites en optant pour un débat à huis clos de quatre jours au sein de l’Assemblée nationale.
Le huis clos, l’enfermement et le repli sont devenus le mode de gestion politique de l’UMP.
Jean-François COPÉ et Jean-Pierre RAFFARIN eux-mêmes ont été surpris par la tenue à huis clos du séminaire de l’UMP sur ses valeurs.
Le Gouvernement se cache, s’enferme et ment aux Français...
L’examen du texte sur les retraites en séance publique va durer seulement six jours, « accordant » ainsi à chaque député socialiste une prise de parole qui n’excédera pas cinq minutes. Les 150 amendements présentés par les socialistes ne pourront être défendus faute de temps.
Pascal TERRASSE tient à rappeler que le Gouvernement avait annoncé que la réforme des institutions visait à accroître les pouvoirs du Parlement. Or nous assistons de fait à un recul du débat démocratique. Une véritable mascarade...
Mensonges, repli et divisions, voilà à quelques jours d’une manifestation sans précédent, la situation dans laquelle s’est mis seul le Gouvernement.
Pour Pascal TERRASSE, il conviendrait de repousser l’examen de ce texte après le remaniement ministériel, ou du moins que le ministre du travail quitte son poste.
Le Parti socialiste appelle les Français à participer massivement aux manifestations du 7 septembre pour défendre une autre réforme des retraites, plus juste, plus efficace et plus durable.
Alors que l’examen des mesures gouvernementales commence à l’Assemblée nationale, cette journée de mobilisation sera un message fort et clair pour faire reculer le Gouvernement.
Nous l’avons dit : ces mesures sont doublement inacceptables. Elles sont injustes et elles ne règlent rien. Injustes, elles font peser (...)